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Jeudi 24 juillet 2008
La mucoviscidose (pour mucus et viscosité) ou fibrose kystique du pancréas, est une maladie génétique touchant l'ensemble des organes revêtus d'un épithélium glandulaire. C'est la maladie génétique létale à transmission autosomique récessive la plus fréquente dans les populations de type europoïde, alors qu'elle est très rare dans les populations africaines et asiatiques. Elle est liée à des mutations du gène CFTR sur le chromosome 7, entraînant une altération de la protéine CFTR (sigle pour cystic fibrosis transmembrane conductance regulator). Cette protéine est un canal ionique perméable au chlore dont la fonction est de réguler le transport du chlore à travers les membranes cellulaires. Son dysfonctionnement provoque une augmentation de la viscosité du mucus et son accumulation dans les voies respiratoires et digestives. La maladie touche de nombreux organes mais les atteintes respiratoires sont prédominantes et représentent l'essentiel de la morbidité. La forme clinique la plus fréquente associe troubles respiratoires, troubles digestifs et troubles de la croissance staturopondérale. D'évolution chronique et progressive, la maladie s'exprime souvent tôt dès la petite enfance même s'il existe des formes frustes de diagnostic tardif.
Le diagnostic biologique repose sur le test de la sueur confirmé par une identification des mutations génétiques. Le dépistage néonatal, généralisé en France depuis 2002 permet un diagnostic et une prise en charge précoce alors que le conseil génétique permet à un couple hétérozygote connu de ne pas avoir un autre enfant malade. Il n'y a pas de traitement curatif mais les progrès de la prise en charge ont permis d'améliorer la qualité et l'espérance de vie des patients ; ainsi en France, l'espérance de vie à la naissance est passée de 7 ans en 1965 à 47 ans en 2005.
Connue depuis le Moyen Âge, la maladie est décrite scientifiquement par le pédiatre suisse Guido Fanconi en 1936. Elle est identifiée deux ans plus tard par Dorothy Hansine Andersen comme une entité pathologique atteignant le pancréas d'où son nom historique de fibrose kystique du pancréas. Elle conserve ce nom en anglais : cystic fibrosis.
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Mardi 22 juillet 2008
La Côte d'Ivoire, ou officiellement la République de Côte d’Ivoire, est un pays d’Afrique occidentale, membre de l’Union africaine. D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest par le Libéria et la Guinée, à l’est par le Ghana et au sud par l’océan Atlantique. La population, dénombrée à 15 366 672 habitants en 1998, est estimée à 18 373 060 habitants en 2008. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro (Abidjan demeurant capitale économique), pour langue officielle le francais et pour monnaie, le franc CFA.
D’abord protectorat français en 1843 et devenue colonie française en 1893, le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président.
L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel, faisant de la Côte d’Ivoire un pays phare dans la sous-région ouest-africaine. En 1990, le pays traverse, outre la crise économique survenue à la fin des années 1970 et qui perdure, des périodes de turbulence aux plans social et politique. Ces problèmes connaissent une exacerbation à la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993. L’adoption d’une nouvelle constitution et l’organisation de l’élection présidentielle qui, en 2000, porte au pouvoir Laurent Gbagbo, actuel Président de la République, n’apaisent pas les tensions sociales et politiques, qui conduisent au déclenchement d’une crise politico-militaire le 19 septembre 2002. Après plusieurs accords de paix, le pays s’engage le 4 mars 2007, dans un nouveau processus de sortie de crise fondé sur un accord politique conclu à Ouagadougou (Burkina Faso).
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Lundi 21 juillet 2008
Michael Duane Adalbert Adam Johnson, né le 13 septembre 1967 à Dallas, est un ancien athlète américain. Il est considéré comme l'un des plus grands sprinteurs de tous les temps, avec cinq titres olympiques, neuf titres mondiaux et les records du monde sur 200 m (19 s 32) et 400 m (43 s 18). Il est surnommé « La Locomotive de Waco » en raison de son style de course à base de foulées courtes et très rapides, qui donnent l'impression d'un buste droit et immobile.
Sur 400 m, sa distance fétiche, il reste invaincu de 1990 et 1997, années pendant lesquelles, il aligne 58 victoires consécutives. Il totalise également vingt-deux 400 mètres chronométrés en moins de 44 secondes ce qui est un record alors que cette barrière mythique n'a été franchie à ce jour que par neuf coureurs seulement. Dans cette discipline, il remporte les quatre Championnats du monde entre 1993 et 1999 ainsi que deux titres olympiques (1996 à Atlanta et 2000 à Sydney). Il est aussi le premier et seul athlète à avoir tenté et réussi le doublé 200 m/400 m à un même Championnat du monde (Göteborg 1995) et à une même olympiade (Atlanta 1996).
Il a été classé numéro un mondial cinq fois sur 200 m et dix fois sur 400 m dont huit fois consécutivement par le magazine Track & Field News, magazine auto-proclamé « la Bible du sport ». Il est aussi le premier et le seul à l'avoir été simultanément sur les deux disciplines et ce à cinq reprises.
Suite à son retrait de la compétition en septembre 2001, il reste engagé dans le milieu de l'athlétisme en participant à diverses manifestations et en s'occupant de la carrière de certains athlètes comme celle de Jeremy Wariner qui, bien que plus précoce que lui, est en train de l'effacer progressivement des tablettes.
Après le procès de Trevor Graham au mois de mai 2008, et les aveux de dopage de son compatriote Antonio Pettigrew, Johnson décide avant que l'on ne le lui demande de rendre sa médaille d'or olympique obtenue à Sydney sur 4x400 m. Avec les cas déjà avérés des frères Harrison, cette médaille est devenue « sale » et a donc perdu toute valeur à ses yeux. Ayant rendu cette médaille, il ne serait plus que quatre fois champion olympique.
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Vendredi 18 juillet 2008
La Révolution américaine est une période de changements politiques importants provoqués par l'insurrection des habitants des treize colonies d'Amérique du Nord contre la Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle. Moment fondateur de la nation américaine et de la naissance des États-Unis, la révolution se manifesta par des violences contre les autorités anglaises, d'une guerre contre la métropole et de troubles sociaux.
Après la guerre de Sept Ans (1756-1763), l’Angleterre imposa des taxes à ses treize colonies d’Amérique du Nord sans les consulter ; les colons américains protestèrent auprès du roi George III et du Parlement de Londres, puis initièrent une révolte que la métropole tenta de mater en envoyant des troupes. Le 4 juillet 1776, les représentants des colonies réunis à Philadelphie adoptèrent la déclaration d’Indépendance, et, après une série de revers de l’armée continentale commandée par George Washington, la guerre contre l’Angleterre tourna à l’avantage des Américains. Les insurgés (en anglais : insurgents) reçurent l’aide de volontaires français, puis du gouvernement de Louis XVI, de l’Espagne et des Provinces-Unies. En 1783, Londres dut reconnaître l’indépendance des États-Unis. Le nouveau pays se dota d’une Constitution (1787) qui s’inspirait de la philosophie des Lumières. George Washington fut élu président en 1789 ; mais les premières années du nouveau pays furent marquées par des oppositions politiques et des tensions sociales.
La Révolution américaine créa un nouvel État, une République fédérale dotée de nouvelles institutions. Elle fit émerger une nouvelle nation, distincte du peuple britannique, avec ses symboles et ses mythes fondateurs. Elle eut un retentissement important en Europe, notamment en France. Elle provoqua d'importants changements intellectuels guidés par les idéaux républicain et démocratique, qui forment toujours aujourd'hui les valeurs américaines. Elle donna lieu à des textes de référence (Déclaration d'indépendance, Constitution), dans lesquels sont affirmés les droits à la liberté, à l'égalité et à la recherche du bonheur. Moment fondateur de l'histoire du pays, la Révolution américaine suscita également des oppositions entre les tenants d'un État central fort et ceux qui préfèraient donner plus d'autonomie aux États fédérés. Elle suscita également des tensions entre les Pères fondateurs au sujet de la place du peuple dans la politique. La sujet fit par la suite l'objet de nombreux débats historiographiques sur la nature des événements et leur influence en Europe. La Révolution américaine marqua de façon durable la culture américaine en inspirant les écrivains, les peintres et les cinéastes.
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Jeudi 17 juillet 2008
La cité de Mistra ou Mystrás (en grec Μυστράς ou Myzithrás (Μυζηθράς) dans la Chronique de Morée) est une ancienne cité de Morée (Péloponnèse) fondée par les Francs au XIIIe siècle, près de l'antique Sparte. Elle est aujourd'hui en ruines.
Mistra fut fondée en 1249 par Guillaume II de Villehardouin, alors prince d'Achaïe, qui cherchait à construire une forteresse sur les hauteurs du Taygète dans le but de protéger Sparte, alors lieu de résidence favori des Villehardouin.
Fondée par les Francs, Mistra ne reste pas longtemps en leur possession. Fait prisonnier en 1259 à la bataille de Pélagonie, Guillaume doit céder Mistra en même temps que d'autres forteresses à Michel VIII Paléologue, en guise de rançon. L'empereur fait alors de Mistra la capitale du Despotat de Morée, statut qu'elle conserve jusqu'à la chute de l'Empire byzantin. En 1348, l'empereur Jean VI Cantacuzène nomme son fils Manuel à la tête du despotat, marquant le début d'une période de prospérité, à la fois économique, mais surtout culturelle, pour la ville. Désormais, Mistra est gouvernée par les fils ou les frères des empereurs byzantins. Sous le despote Théodore, Mistra est la deuxième plus grande ville de l'Empire après Constantinople, et l'ancien palais de Guillaume II devient la deuxième résidence des empereurs.
Mistra est également le dernier grand centre d'étude byzantine : Gemiste Pléthon, le philosophe néoplatonicien, y vit jusqu'à sa mort en 1452, et sa présence attire à Mistra de nombreux intellectuels byzantins. Lui et d'autres disciples basés à Mistra influencent l'Italie de la Renaissance, particulièrement après avoir accompagné l'empereur Jean VIII Paléologue à Florence en 1439.
Le dernier empereur byzantin, Constantin XI, est despote à Mistra avant de monter sur le trône. Démétrios Paléologue, le dernier despote de Morée, rend la ville à l'empereur ottoman Mehmet II le 31 mai 1460. Mistra demeure une ville importante, accueille la résidence du Pacha du Péloponnèse et compte alors 40 000 habitants. Le commerce y est florissant, entre autres grâce au développement de la production de soie. Les Vénitiens occupent provisoirement la ville de 1687 à 1715. En 1770, Mistra est brièvement aux mains des Russes qui, soutenus par les Grecs, tentent de libérer la Grèce de la présence ottomane lors de la révolution d'Orloff. La reconquête de la ville par les Turcs est suivie d'une terrible répression contre la population qui diminue pour ne plus compter que 8 000 habitants. Mistra reste turque jusqu'en 1822 et la guerre d'indépendance grecque. Reprise par les Turcs une dernière fois en 1825, elle est rasée par Ibrahim Pacha et connaît alors un déclin irrémédiable. À l'issue de la guerre d'indépendance, le roi Othon Ier de Grèce fait de Sparte la nouvelle capitale administrative des environs, où les derniers habitants s'établissent à leur tour.
L'ancienne cité byzantine fut totalement abandonnée dans les années 1950 pour devenir un site archéologique. En 1989, les ruines, y compris la forteresse, le palais, les églises et les monastères, ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Aujourd'hui, la cité n'est plus habitée que par quelques religieuses orthodoxes qui occupent le monastère de la Pantanassa. Elle a néanmoins donné son nom à une municipalité du nome de Laconie, qui siège dans la localité voisine de Magoula.
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