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ConsommationLa consommation est le fait de consommer des biens et services, généralement dans le but de satisfaire ses besoins ou ses désirs. Elle est le fait des consommateurs, des entreprises et de l'État. Les phases complémentaires de la consommation sont la production et la distribution.
[modifier] Définitions en économieDeux types de consommations existent:
[modifier] Définitions en comptabilité nationaleSelon la comptabilité nationale, la consommation finale totale étudiée au niveau d'un pays réunit:
L'ensemble des dépenses ayant permis l'acquisition de biens et services marchands par les ménages pour satisfaire leurs besoins individuels. L'ensemble des dépenses pour les biens et services relevant de la production pour usage final propre, les services domestiques, les services du logement produits par les propriétaires occupants, l'autoconsommation acquis auprès des producteurs non marchands.
Elle correspond à des prestations en nature de biens et services cédés gratuitement ou à des prix non significatifs aux ménages (enseignement, santé, action sociale, des services récréatifs ou culturels).
Elle correspond aux transferts sociaux non marchands destinés aux ménages. [modifier] Cas particuliersLorsque les ménages consomment ce qu'ils produisent eux-mêmes, même partiellement, on parle d'autoconsommation. Ce cas se rencontre notamment dans l'agriculture traditionnelle. (Voir agriculture vivrière). [modifier] Place de la consommation dans l'économieLa consommation, exercée en tant que fonction économique par les ménages fait partie du cycle économique général. Le budget des ménages comporte comme ressources
Ces ressources sont employées pour
On voit donc que la consommation dépend des revenus des consommateurs, mais aussi de leurs comportements vis-à-vis de l'argent. Ceux-ci sont souvent conditionnés par leurs anticipations de revenus futurs et leur confiance générale en l'avenir. Voir consommateurs L'évolution de la consommation est un élément clé de la conjoncture économique. [modifier] La Fonction de consommation keynésienne[modifier] Quelques définitions
Il faut tout d'abord admettre le fait que pour consommer, les agents économiques, notamment les ménages, ont besoin d'un revenu. Ainsi, les ménages perçoivent des revenus du travail (salaires nets des cotisations sociales, revenus non salariaux des travailleurs indépendants) et des revenus de la propriété (dividende, intérêts et loyers). La somme constitue le revenu primaire. A ces revenus, il faut ajouter les revenus de transfert (prestations sociales) et déduire les impôts directs. On obtient ainsi le montant total des ressources qui reste à la disposition des ménages afin de consommer ou épargner.
Les comportements de consommation des ménages sont déterminés en premier lieu par la décision de partage. Ainsi, leur revenu disponible va se partager entre la consommation et l'épargne. L'analyse keynésienne suppose que la consommation a une importance première dans l'affectation du revenu. Par conséquent, Keynes suppose qu'elle est en fonction du revenu disponible, soit :
En comptabilité nationale, l'épargne brute des ménages représente la part du revenu qui "reste disponible pour accumuler les actifs physiques et financiers". Elle constitue le solde du compte d'utilisation du revenu et a deux composantes: L'épargne financière (avoirs liquides, placements) L'épargne non financière (acquisition de logements, achats de biens d'équipement par les entrepreneurs individuels). L'épargne est nette lorsqu'on déduit l'amortissement du capital des entrepreneurs. Cette fonction de consommation keynésienne est remise en cause par les travaux de Milton Friedman publiés en 1957 dans Théorie de la fonction de consommation. Alors que le keynésianisme dominait, il remit en cause cette fonction et en souligna les imperfections. A la place il formula en particulier l'hypothèse de revenu permanent, qui postule que les choix de consommation sont guidés non par les revenus actuels mais par les anticipations que les consommateurs ont de leurs revenus. Ces anticipations étant plus stables, elles ont tendance à lisser la consommation, même quand le revenu disponible baisse ou augmente. Ces travaux furent particulièrement remarqués car ils remettaient en cause la validité des politiques conjoncturelles de relance de la demande et le multiplicateur d'investissement keynésien[1]. [modifier] La société de consommationLe terme « société de consommation » est la simplification du terme « société industrielle de consommation dirigée », défini par Henri Lefebvre comme étant l'état du capitalisme d'après la Seconde Guerre mondiale (le Salon des arts ménagers en est le fer de lance au milieu des années 1950). Une société de consommation, locution qui peut être aussi bien laudative que péjorative, caractérise une société dans laquelle l'achat de biens de consommation est à la fois le principe et la finalité de cette société. Dans celle-ci, le niveau moyen de revenu élevé satisfait non seulement les besoins considérés comme essentiels (alimentation, logement, éducation, santé,…) mais il permet aussi d'accumuler des biens (par plaisir, pression sociale ou publicitaire) et de les utiliser ou juste les montrer (pour des raisons esthétiques ou autres), dépenses que certains jugent superflues[2]. Son symbole et son fer de lance est l'objet « consommable » qui s'use et qu'il faut renouveler, voire l'objet jetable. Il serait probablement possible de faire des objets plus résistants, ce qui augmenterait leur coût et leur durée de vie, ce qui nuirait alors à la consommation. Pour les opposants à la société de consommation, l'idéologie se résume ainsi : le remède à tous les désirs est de les assouvir. Et pour assouvir ses désirs, il faut gagner suffisamment d'argent pour pouvoir se le permettre. Cela suppose que, dans cette idéologie, tout est mercantilisable. Les tenants de la société de consommation considèrent que le gaspillage, le superflu, l'éphémère et la redondance sont des moteurs de sociétés axées sur le développement et l'initiative innovante. La quête du superflu serait l'une des caractéristiques qui distinguerait l'être humain de l'animal, limité dans ses attentes, besoins, envies et aspirations. Cela dit, la surconsommation entraîne des dégâts à l'environnement et à la santé par l'usage non modéré des ressources naturelles. Le synode épiscopal qui a suivi Vatican II a déclaré que la cause philosophique de la société de consommation était un excès d'immanentisme, c'est-à-dire une forme de sensualisme porté exclusivement vers la vie matérielle. [3] Cette forme de matérialisme est apparentée à l'enseignement de Spinoza. [modifier] la "consom'action"La consom'action (néologisme) ou consommation responsable est un phénomène socio-culturel récent, principalement dans des milieux "alternatifs". Il exprime l'idée selon laquelle on peut "voter avec son caddie" en choisissant à qui l'on donne son argent, en choisissant de consommer non plus seulement de manière consumériste, mais en tenant compte du « développement durable ». [modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussi |