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Religion et alimentation
La plupart des religions ont prescrit ou prescrivent des usages spécifiques à l'alimentation de leurs fidèles, principalement pour des raisons spirituelles ou parfois à cause de théories de diététiques. Cet article fait partie de la série
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Religion et alimentation
[modifier] Différents critèresCes usages peuvent être classés selon différents critères :
Ces critères s'appliquent aussi aux autres prescriptions religieuses (vestimentaires, relationnelles, cultuelles, etc.), mais cet article se concentre sur les prescriptions alimentaires. Les formes les plus courantes de prescriptions alimentaires sont :
[modifier] Nourriture et thérapeutiquesCertaines croyances populaires datant de la médecine ancienne nous ont fait conserver des remèdes par la nourriture, comme la diète (consistant à nourrir la personne malade seulement avec du pain sec et de l'eau, ce qui peut être par ailleurs dangereux car affaiblit plus souvent la personne que l'aide à guérir), ou les fameux "remèdes de grand-mère" qui sont parfois efficaces par effet placebo ou par utilisation de plantes thérapeutiques contenant un principe actif effectif. [modifier] Religions et philosophies antiquesLes philosophes hédonistes préconisaient la tempérance. Mais certains, tel Apollonius de Tyane, préconisaient le végétarisme considérant la viande comme impure. [modifier] Religions abrahamiques[modifier] JudaïsmeLes prescriptions alimentaires juives sont définies par les règles de la cacheroute. Il s'agit d'un corpus de lois permettant de déterminer si un aliment est ou non permis à la consommation, en fonction de sa provenance et de sa préparation. La cacheroute concerne essentiellement, encore que non exclusivement, les aliments d'origine animale, et implique le respect d'un rite d'abattage. Ce rite est évoqué dans le Lévitique, XI.1-9 et le Deutéronome, XIV, 3-20, mais sans y être décrit. De même, la plupart des lois sur lesquelles se fonde la Halakha (loi religieuse juive) se trouvent dans le Livre du Lévitique, mais avec pas ou peu de détails. Les modalités pratiques ont été longtemps orales, avant d'être couchées au début de l'ère chrétienne par écrit dans la Mishna et le Talmud, puis codifiées de façon plus fines dans le Choulhan Aroukh et par les autorités rabbiniques ultérieures. [modifier] ChristianismeLe Nouveau Testament interdit certaines nourritures. En effet, dans Actes des apôtres chapitre 15 versets 28 et 29 on y lit: " Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire,savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu."
À l'époque où Jésus prononça ces paroles , tout le monde mangeait caché, donc forcément rien de ce qu'ils mangeaient ne pouvait les souiller, mais ce sont les paroles de l'homme qui le souillent si elles sont blasphématoires. Le christianisme des premiers siècles préconisait de s'abstenir de viandes sacrifiées. Il s'agit des animaux sacrifiés en l'honneur des dieux païens ; cette interdiction s'explique facilement : manger l'animal offert en sacrifice à des faux dieux revient à participer au sacrifice. Les premiers chrétiens s'abstenaient souvent de toute viande. Certains moines ont conservé cette pratique jusqu'à nos jours. Certains peuples chrétiens ont gardé l'habitude de s'abstenir du sang des animaux et ne consomment de viandes que bien cuites. Plus tard, dans le catholicisme , il s'agit surtout de réfréner les instincts de gourmandise. Nous parlerions plutôt aujourd'hui « gloutonnerie », une traduction plus juste du mot grec serait "beuverie" qui correspond mieux à la notion exprimée dans la Bible. Quel que soit le mot retenu, l'excès qu'il désigne est l'un des sept péchés capitaux. Ce n'est pas le fait en soi d'apprécier la bonne chère (la bonne nourriture) qui est répréhensible mais celui de manger plus que de besoin, sans mesure : "Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas utile" (Lettre de saint Paul). [modifier] Le catholicismeEn 732, le pape Grégoire III proscrit l'usage de la viande de cheval dans l'alimentation (cette décision est peut-être liée au caractère sacré de l'animal chez les peuplades germaniques). Au Moyen Âge, l'Église catholique a imposé des restrictions alimentaires essentiellement à base de jeûnes suivant un calendrier précis :
Pendant le jeûne, il est interdit de consommer des aliments non maigres, c'est-à-dire la plupart des viandes, les laitages, les œufs, etc.). Cette interdiction ne concerne pas le poisson, qui devint donc le plat principal par excellence du vendredi. Le concile Vatican II abrogea ces interdictions. De nos jours :
[modifier] L'orthodoxie
Le jeûne est fondé sur une pratique du Seigneur dans le désert (Mt 4, 2 et Lc 4, 2) et sur une réponse qu'il fit un jour à ses apôtres. À propos d'un démon que Jésus venait d'expulser, les disciples lui demandèrent : "Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ?" Et Jésus répondit : "Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et par le jeûne" (Mc 9, 29). Ce dernier mot a disparu de certaines versions du texte évangélique mais il figure toujours dans les versions utilisées pour la liturgie orthodoxe. La pratique du jeûne n'est pas un commandement en soi mais c'est un moyen de se conformer plus exactement aux commandements du Seigneur.
Elles varient selon les personnes (âge, état de santé, prescription du père spirituel) et selon les jours du calendrier. On peut distinguer sept modalités de "jeûne".
La modalité 4 correspond à un standard qui est modulé en 3, les jours de fête, et en 5 les jours de jeûne strict. [modifier] IslamLes adeptes s'abstiennent de porc, considéré comme impur, d'alcool car l'ivresse est dite ramener l'homme à la dimension de l'animal. L'islam interdit au musulmans de nuire à leur santé et leur corps, d'où l'interdiction de fumer a été par la suite instauré. L'interdiction de boire de l'alcool est inscrite dans le Coran et s'est faite de manière graduelle. En premier lieu, on a interdit qu'on prie alors qu'on est ivre ce qui évitait de déformer le Coran et manquer de respect lors des rites religieux. dans un second temps l'alcool a été formellement interdit. cet interdiction a deux étapes était dans le but d'une meilleur acceptation de la loi. Halâl est un terme général en langue arabe qui veut dire « licite », « permis par la religion ». C'est le contraire de harâm. Bien que halâl (tout comme son opposé) puisse s'appliquer à n'importe quel élément de la vie, il concerne entre autre la nourriture. On dira donc que boire de l'alcool ou manger du porc sont haram. En fait, manger du porc est permis lorsque c'est la seule nourriture disponible et que l'on risque de mourir de faim[2]. En ce qui concerne la viande, il faut qu'elle soit égorgée par un musulman, un juif ou un chrétien, au nom de Dieu, et saignée. Il existe aussi d'autres règles, mais qui ne font pas toujours l'objet d'un consensus (comme par exemple le caractère licite ou non de manger de la viande de cheval). Tout ce qui provient de la mer est considéré halâl. La plus importante restriction calendaire de l'islam est le ramadan. Le ramadan commence à la 9 ème nouvelle lune du calendrier lunaire islamique. Pendant la durée d’une lunaison les personnes pubères et mature doivent s'abstenir de manger et de boire du lever au coucher du soleil. L'obligation s'interrompt en cas de maladie ou long voyage, sous réserve que les jours soient rattrapés dans l'année qui suit. La nourriture casher est considérée comme halal, mais la réciproque n'est pas vraie. [modifier] Religions(s) végétarienne(s)
Hindou en prière face à deux vaches
Les Jaïns, les bouddhistes et les hindouistes et les sikhs sont souvent végétariens (les jaïna le sont tous) afin d'appliquer la non-violence (ahimsa) à toute forme de vie. Ce n'est cependant pas une prescription absolue, sauf dans le Jaïnisme où la non-violence est l'idéal fondateur et fondamental de ses systèmes métaphysiques et moraux. De même les Rastafaris préfèrent une alimentation végétarienne, sans que cela soit un quelconque dogme. [modifier] AutresDans les campagnes taïwanaises, manger du bœuf était considéré comme immoral car il est parent du buffle, partenaire essentiel du paysan. L'interdit est encore respecté par une minorité de citadins. Suivant la tradition, les amérindiens évitent de manger leur animal de totem ou au contraire le mangent dans un cadre rituel à des fins magiques ou lors d'une festivité. [modifier] Références
[modifier] Articles connexes[modifier] Liens externes
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