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Nîmes
Nîmes (Nimes en occitan provençal rhodanien) est une ville du sud-est de la France. Préfecture du département du Gard et fait partie de la région administrative du Languedoc-Roussillon. Située entre la mer Méditerranée et la montagne des Cévennes, sur l'axe très fréquenté Avignon/Arles/Marseille - Montpellier/Perpignan, peuplée de 146 000 habitants, la ville de Nîmes voit en période estivale sa population s'accroître de très nombreux touristes qui viennent visiter ses célèbres monuments romains. Ses habitants sont appelés Nîmois, Nîmoises[1]. Son nom dérive du latin Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze. La fondation de Nîmes remonte à l'Antiquité. Ville à la fois romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, provençale et languedocienne, fief protestant historique, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une histoire particulièrement riches et reste une ville à forte identité. Ses antiques racines et la pluralité des cultures ont inspiré l'écrivain Christian Liger, né à Nîmes, qui a écrit de la ville qu'elle est « Posée au carrefour de l'Histoire et des relations humaines ». L'engouement de la population de l'hexagone pour le sud-est de la France et la desserte de la ville par des relations ferroviaires assurées par les TGV lui donnent un dynamisme nouveau et contribuent à ses récents essors démographique et économique. Son riche patrimoine historique et culturel ainsi que la valorisation du patrimoine et de l'architecture a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire. [modifier] Géographie[modifier] Situation géographiquePréfecture du département du Gard, la ville de Nîmes, se trouve dans l’étroite plaine du bas Languedoc qui s’étire du Rhône à l’Aude. Sa position avantageuse sur l’arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. À l’est, 27 kilomètres la séparent d'Arles, 95 kilomètres d’Aix-en-Provence et au sud-est, Marseille n’est qu’à 110 kilomètres. Au nord-est, elle est distante de 40 kilomètres d'Avignon, de 65 kilomètres d’Orange et au nord, Lyon est à 250 kilomètres par le couloir rhodanien. Au nord-ouest Alès n'est qu'a 40 kilomètres. Au sud-ouest, une distance de 52 kilomètres la sépare de Montpellier et de 84 kilomètres de Sète. Ses coordonnées géographiques sont les suivantes : (Voir les Plans et vues par satellite de Nîmes). Assise au pied de basses collines, l'altitude maximale sur celles au nord de la ville atteint 215 mètres (116 mètres en zone urbaine) et l'altitude minimale est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 mètres en zone urbaine). Depuis sa position dominante sur la large vallée du Vistre, Nîmes embrasse le paysage sur un rayon de plus de 100 kilomètres. En direction du midi, s’étalent tout d’abord la vallée fertile de la Vistrenque où coule le Vistre, ce petit cours d’eau qui descend des collines de Cabrières, puis le bas plateau des Costières : deux éléments géographiques qui constituent à la fois un grand couloir de circulation et un espace agricole grâce aux vignobles réputés où l'irrigation a permis d'y développer aussi vergers et maraîchages. Ce secteur comporte des villages importants qui soutiennent des densités de population assez élevées. Au delà du bourrelet des Costières arrive le pays de l’eau, du sable et du sel, nature grandiose et sauvage de la petite Camargue qui s’achève par les salines. Le paysage s’ouvre alors sur le cordon littoral sablonneux baigné par les eaux de la mer Méditerranée où s’est développé l'ensemble touristique comprenant les villes d'Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi et de Port Camargue. Vers le Nord, en direction d’Alès (ville distante seulement de 45 kilomètres de la cité nîmoise) s’étagent successivement les paysages arides et calcaires des garrigues nîmoises, puis de la large plaine de la Gardonnenque où le Gard serpente et parfois perd ses eaux avant de croiser le pont qui porte son nom, prestigieux monument romain. Au pied de la ville d’Alès la chaîne montagneuse des Cévennes dresse ses premiers contreforts. Au levant, le mont Ventoux du haut de ses 1912 mètres découpe la ligne d'horizon de sa masse imposante. Au-delà du Rhône qui trace les limites entre les départements du Gard et du Vaucluse et des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ville côtoie les cités d’Avignon (40 km au nord-est) et d’Arles (27 km au sud-est). À l'ouest, sur la ligne d'horizon, le regard s'accroche en terre héraultaise sur la silhouette du pic Saint Loup qui culmine du haut de ses 658 mètres d'altitude à vingt-cinq kilomètres au nord de Montpellier. Plus près, à environ vingt-cinq kilomètres, peu avant Lunel, le Vidourle (petit cours d’eau dont la longueur ne dépasse pas 100 kilomètres mais sujet à des crues automnales violentes appelées Vidourlade) chevauche la limite entre les départements du Gard et de l’Hérault. Les communes de Milhaud (continuité urbaine), La Calmette, La Rouvière, Gajan, Parignargues, Caveirac, Générac, Saint Gilles, Caissargues, Bouillargues, Rodilhan, Marguerittes et Poulx sont limitrophes à la commune de Nîmes. Nîmes est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard, elle en est la ville centre. Elle est également l'une des 41 communes du Pays Garrigues Costières par la Communauté d'agglomération de Nîmes Métropole. [modifier] ClimatLa cité gardoise bénéficie d'un climat privilégié avec une température agréable soutenue toute l'année pendant laquelle le soleil brille généreusement pendant environ 2 669 heures. Cette durée d'ensoleillement lui donne une durée moyenne annuelle d'ensoleillement comparable à celle de Nice. Cependant, la ville reste soumise à l'influence du Mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres/heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent tend à relativiser les hivers doux. L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale. Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures. Sa position topographique, au creux des collines de garrigues, retient parfois de fortes chaleurs (Les sept collines de Nîmes -qui topographiquement n'ont constitue que trois- ont pour toponyme : Puech du Teil, Montaury, Mont Duplan, Mont Cavalier, Canteduc, La Croix de Fer, Mont Margarot). Cette situation explique les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations (les plus dramatiques furent celles du 3 octobre 1988)[2]. [modifier] Données et comparaisons climatologiquesLe tableau suivant donne la comparaison du climat nîmois avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives[3]:
[modifier] Températures et précipitationsLa moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année 2007 est de 10,4 °C. La moyenne des températures les plus élevées de cette même année 2007 est de 19,9°C. Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, toujours de l'année 2007 donnent une moyenne de 28,5°C. En été des pics réguliers à plus de 35°C ne sont pas exceptionnels. Météo France a relevé la température là plus élevée à 40,6 °C le 1er août 1947 (Sur la période 1971 - 2000).
[modifier] Transports et infrastructures de communicationDéjà à l'époque romaine, Nemausus[4] était une étape sur la Via Domitia, cette ancienne voie de communication qui reliait l'Est de la Provincia romana, (la Provence d'aujourd'hui), à la Septimanie, devenue ensuite (pour la plus grande partie) le Languedoc. Aujourd’hui la ville tire profit pour son développement des excellentes infrastructures de communications, tant autoroutières que routières, ferroviaires ou aériennes qui irriguent le sud de la France. [modifier] Voies routières et autoroutièresL’autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assurent la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes ; au nord en direction de Lyon et les villes au-delà, et à l’ouest vers Montpellier, et les prolongements vers l’Espagne, ou Toulouse et Bordeaux. La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà vers Nice puis l’Italie sont établies par l'autoroute A54. Une route à deux fois deux voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les sites touristiques des Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques du Vaucluse sont accessibles par route N 86, mais on peut regretter l'absence d'une liaison autoroutière de qualité avec la cité des papes. De Nîmes vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi, les plages du littoral méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale. [modifier] Transport ferroviaire
Gare de Nîmes - Croisement d'un TGV et d'un TER (AGC) aux couleurs de la Région Languedoc-Roussillon.
Le réseau ferroviaire nîmois est également de première importance, constituant un nœud stratégique depuis 1845. La ville bénéficie des relations directes assurées par des trains à grande vitesse de la Ligne à grande vitesse Méditerranée. Le TGV met la gare de Nîmes à environ 1 heure de Marseille, 1 heure 20 de Lyon-Part-Dieu, 2 heures 52 de Paris, 3 heures 10 de Genève ou même à 4 heures 40 de Lille. Le prolongement de la ligne LGV vers l'Espagne, prévu pour 2013 facilitera les relations avec la ville de Barcelone, la capitale de la Catalogne. Le réseau ferroviaire classique, par la ligne de Tarascon à Narbonne assure les liaisons par trains TER ou Corail Téoz de, ou vers, Avignon, Lyon ou Marseille, Montpellier, Perpignan ou Bordeaux. En direction du nord, la ligne des Cévennes[5] à fort intérêt touristique, met en relation Nîmes et Paris via Alès et Clermont-Ferrand[6]. Vers les plages du littoral, la ligne Nîmes - Le Grau du Roi assure, avec du matériel TER la desserte des stations touristiques d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi, son terminus. [modifier] Transport aérienL'Aéroport Nîmes Alès Camargue Cévennes assure la desserte aérienne de la ville. Situé à environ 10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à 15 kilomètres d'Arles sur les communes de Garons et Saint-Gilles, il possède une piste longue de 2 440 mètres. Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes à Londres (Luton), Liverpool, East Midlands, Bruxelles-Charleroi et Madrid. Des vols saisonniers de fréquence hebdomadaire sont assurés vers Copenhague-Odense. Les liaisons vers Séville, Marrakech ou les Baléares en cours d’étude en 2007 pourront être concrétisées fin 2008 sous réserve d’obtenir une fréquentation suffisante. La gestion de l'aéroport a été confiée en janvier 2007 à Véolia Transport pour une durée de cinq ans. Sa fréquentation a enregistré une hausse de 75 000 passagers entre les années 2004 et 2005, passant ainsi de 135 000 à 210 000 passagers. Toutefois, une trop grande proximité avec l'aéroport de Montpellier-Méditerranée (éloigné seulement de 55 kilomètres) semble nuire au développement naturel des deux infrastructures aéroportuaires. Par ailleurs, Nîmes dispose encore, à l’est de la ville de l'ancien aérodrome de tourisme et loisirs de Nîmes-Courbessac, doté d’une piste non revêtue. [modifier] Transports en communLes transports urbains sont assurés par les Transports de l'Agglomération Nimoise. Le terme "Go" emprunté à langue anglaise a été ajouté pour symboliser le mouvement, le déplacement, voire le dynamisme. [modifier] UrbanismeLa ville s’est développée à partir de l’Écusson, son centre historique contenu à l’intérieur d’une enceinte constituée par des boulevards tracés sur le pourtour de l’enceinte médiévale. L'espace s’est urbanisé d’une façon dissymétrique. Le centre urbain posé au pied des reliefs s’est moins développé au nord, en s’adossant aux petites collines qui montent en gradin sur les garrigues, tandis qu’il s’étalait plus facilement vers l’ouest débordant les collines de Valdegour et de Pissevin et au sud sur la plaine du Vistre en délaissant quelque peu le secteur est. L’Écusson, secteur protégé, dense et saturé avec ses places et placettes, son dédale de rues étroites, commerçantes et ombragées, propices à la flânerie, recèle de trésors architecturaux, hôtels particuliers érigés entre le XVIe et le XIXe siècle, Hôtel de Ville du XVIIIe siècle, cathédrale, chapelles, façades, tous remis récemment en valeur. Au nord-ouest de l'Écusson, les visiteurs constateront une audacieuse confrontation : l’antique pose son regard sur le moderne. La Maison Carrée, vieille dame romaine deux fois millénaire cotoie le jeune Carré d'art. Cette œuvre de verre de Norman Foster abrite le musée d'Art contemporain. La pointe méridionale de l'Écusson s’ouvre sur le monument le plus emblématique de la ville, l'amphithéatre romain posé sur l'écrin de la grande esplanade rénovée, ornée en son centre de la fontaine Pradier et prolongée jusqu’à la gare ferroviaire par l’avenue Feuchère. Dans ces quartiers du XIXe siècle siècle, se localisent le Palais de Justice de style néoclassique, l'Hôtel de la Préfecture, l'hôtel Silhol qui accueille le tribunal administratif. Ce bel ordonnancement architectural est fermé par la façade de la gare qui lui fait face. Ce secteur fait l'objet d'aménagements dans le cadre du projet "Arènes-Esplanade-Feuchères". L'achèvement de ce projet concernera les aménagements de l'avenue Feuchère de façon à réunir les trois espaces distincts Arènes-Esplanade Feuchères et comprendra, à terme, l'aménagement de la rue de la République. La voie ferrée posée en hauteur sur un viaduc long de 2 km, dont la plupart des grandes arcades sont hélas bouchées, traverse en son centre la ville d'est en ouest. En se développant vers l'ouest, la ville à ouvert de larges et longues artères. L'avenue Jean Jaurès, la plus longue (1,8km), orientée nord-sud s'étire au sud, des immeubles du Forum-Camargue jusqu'aux grilles des Jardins de la Fontaine au nord avec en ligne de mire la tour Magne. Certaines rues et quartiers du centre ville ou de sa périphérie immédiate portent encore les stigmates des périodes économiques difficiles. Sous différents mandats, la ville a réhabilité et continue à transformer des rues, places et quartiers. Citons dernièrement la place du Chapitre, la place Montcalm, la place du Griffe à Saint Cézaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire, le Square Antonin. Dans l'important projet Hoche-Sernam qui voit le jour autour de l'ancien hôpital Gaston Doumergue, la ville entend permettre la construction du nouveau site universitaire ainsi que plusieurs centaines de logements étudiants. À l'est, ce sont les zones du Chemin Bas d'Avignon, et à l'ouest sur les collines de Valdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant des immeubles vieillissants qui ne répondent plus aux normes de vie. L'agglomération Nîmes-Métropole doit lancer un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation dans l'espoir d'y faciliter une dynamisation économique. Pour faire face à la poussée démographique, la ville autorise ou lance de nombreuses opérations immobilières, résidences ou zones d'Aménagement concertées (ZAC), et accepte même l'ajout d'un étage des immeubles dans certains quartiers. Nîmes s'embellit, se modernise. En cherchant à séduire, elle voudrait convaincre les investisseurs à venir s'y installer afin de trouver une réponse définitive à son endémique problème de chômage. La ville de Nîmes et ses quartiers les plus connus
Valdegour, La ZUP Nord de Nîmes
Comme toutes les villes, Nîmes se décline dans ses quartiers, véritables repères géographiques, économiques, sociologiques et politiques à l’influence certaine par l’intermédiaire des Comités de Quartier, qui en comptent 50 à ce jour, regroupés en une active Union réussissant apparemment le tour de force de réunir quartiers chics et populaires sous une même bannière. Voici une énumération des quartiers les plus connus de la ville :
Les sept collines de Nîmes sont les suivantes : Puech du Teil, Montaury, Mont Duplan, Mont Cavalier, Canteduc, La Croix de Fer, Mont Margarot. L'agglomération de Nimes accueille aussi le Camp des Garrigues, camp militaire d'une surface totale de 1818 hectares situé au nord de la ville depuis 1875 (concession "perpétuelle" du terrain au ministère de la défense). [modifier] DémographieLa ville qui fut, au cours du XXe siècle, un centre de l'immigration espagnole, italienne, portugaise et maghrébine est devenue la vingtième ville de France par sa population intra-muros : elle compte aujourd'hui 146 000 habitants. La communauté d'agglomération Nîmes Métropole qui comprend 23 communes totalise 236 000 habitants. D'après les prévisions, la population de l'agglomération pourrait atteindre 300 000 habitants d'ici les années 2030. [modifier] Évolution de la population
[modifier] Graphe de l'évolution démographique entre 1921 et 2006
[modifier] Administration[modifier] Les Maires de Nîmes de 1790 à nos jours
[modifier] Division administrativeNîmes est divisée en sept cantons. Six d'entre eux ont Nîmes pour chef-lieu et sont formés d'une partie de la commune
[modifier] Nîmes MétropoleLa Communauté d'Agglomération Nîmoise, Nîmes Métropole, compte vingt-trois communes.
[modifier] JusticeNîmes est le siège de la Cour d'Appel du Gard, de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Lozère. Nîmes est également le siège du Tribunal Administratif du Gard, du Vaucluse et de la Lozère. [modifier] ÉconomieAprès avoir traversé des années de sérieuses difficultés, la ville semble avoir retrouvé depuis l’an 2000 le chemin de l’essor et du dynamisme économique. L’environnement nîmois devenu attractif est un gage de succès pour les entreprises qui s’installent dans les zones d’activité créées et leurs capacités d’accueil sont dépassées. Ces résultats encourageants ne doivent pas faire oublier que la résorption du chômage demandera de persévérer dans les efforts. Les chiffres communiqués par l’INSEE l’attestent. Ils fournissent pour 2006 l’indice d’un taux de chômage qui reste préoccupant puisque voisin de 14 % et supérieur au taux de chômage qui affecte le département du Gard et le territoire national. Les données particulières(1999) concernant les Zones Urbaines Sensibles de Valdegour et Pissevin[9] sont encore plus préoccupantes et méritent une attention particulière. Dans ces îlots de précarité, sur une population de 16 030 habitants représentant une population active de 5 665, 2 502 chômeurs ont été recensés, soit 44, 2 % de cette population ; et sur les jeunes de 15 – 24 ans de ces quartiers le taux s’élève à 54,7 %. Malgré un accroissement marqué de sa population de plus de 7 000 personnes entre les années 2000 et 2005, le taux de sa population active n’atteint que les 42,5 % environ, soit en valeur absolue environ 67 000 actifs à comparer au taux de 45,5 % de la moyenne nationale. La comparaison des données concernant le taux d'activité des travailleurs dont l’âge se situe entre 20 et 59 ans se fait encore en défaveur de la cité nîmoise ; il n’atteint que les 78 % alors que la moyenne nationale s'élève à 82,5 % et sa population de retraités est supérieure d'un demi point à celle de la moyenne nationale qui n'est qu'à 18,5 %. Concernant les revenus[10], celui moyen par ménage est d'environ 16 500 €/an quand il est d'environ 21 000 € au niveau national. Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) s'élève à 20 995 personnes, soit 14 % de la population totale, contre 4 % au niveau régional et 2 % au niveau national)[11]. La population active nîmoise se compose pour 36,4 % d’employés, pour 22,4 % de professions dites intermédiaires, pour 21,6 % d’ouvriers, pour 12,5 % de cadres et autres professions intellectuelles, pour 6,6 % d’artisans, commerçants et chefs d'entreprise. Les actifs des professions du secteur agricole ne comptent que pour 0,5 % de la population active. Pour maintenir le rythme du nouvel essor économique, la ville avec l'aide de la communauté d'agglomération « Nîmes Métropole », et la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, dont la ville est le siège, cherche à valoriser ses atouts. Les efforts déployés pour améliorer la situation économique portent en particulier sur l’extension des zones d’activités économiques. La zone d’activité de Grézan avec ses 90 entreprises[12] procure quelques 1720 emplois principalement dans la logistique. La zone du parc scientifique et technique Georges Besse spécialisée dans les hautes technologies et les nouvelles technologies de l’information (NTIC), compte 70 entreprises[12] et apporte environ 320 emplois. La Zone Franche Urbaine (ZFU) de Pissevin-Valdegour avec l'attractivité de ses avantages fiscaux temporaires pour les entreprises a prospéré de façon assez significative. Son attractivité a favorisé, mais sans doute pas dans de suffisantes proportions, l’emploi dans les quartiers classés en Zones Urbaines Sensibles (ZUS) qui reste encore à un niveau trop élevé. Toutes ces zones ont fait l’objet d’extensions et les nombreuses demandes d'installations venant d'entreprises souhaitant s'y installer créent une situation encourageante. [modifier] EnseignementNîmes devient une vraie ville universitaire autour des sites de Vauban, des Carmes et du nouveau site Hoche, où 10 000 à 12 000 étudiants sont prévus d'ici 2010. Derrière la fidélisation des jeunes à Nîmes, l'objectif avoué était d'y obtenir la création d'une véritable université de plein exercice. Ce qui a été obtenu en 2006, pour la rentrée universitaire 2007. [modifier] Enseignement supérieur (liste non exhaustive)L'enseignement supérieur à Nîmes tend à se développer rapidement, suite à une forte volonté politique (de toutes tendances) et à une demande croissante de la part d'une population locale qui ne cesse d'augmenter. À l'heure actuelle, la population étudiante de Nîmes est d'environ 8 000 étudiants, dont près de 4 000 à l'Université de Nîmes. Nîmes a, par ailleurs, la particularité de posséder un Centre Hospitalier Universitaire (Carémeau) autonome et indépendant alors que l'UFR de médecine n'est qu'une antenne de celle de Montpellier. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||