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Maori de Nouvelle-Zélande
Le reo māori, littéralement langue māori, est une des langues officielles de Nouvelle-Zélande. Elle appartient au sous-groupe des langues polynésiennes de la famille des langues austronésiennes. Ses plus proches parentes parmi les langues polynésiennes sont celles de Polynésie orientale et plus particulièrement le māori des îles Cook, le tahitien, le paumotu (langue des Tuamotu), l'hawaiien et le marquisien, et, dans une moindre mesure, le rapa Nui (langue de l'île de Pâques).
[modifier] Statut officielLe Māori est depuis 1987 et le "Maori Language Act", l'une des trois langues officielles de Nouvelle-Zélande avec l'anglais et la langue des signes. La plupart des textes administratifs, décrets et autres lois sont aujourd'hui bilingues. De la même manière, les ministères, administrations et organismes gouvernementaux ont une double désignations. Ainsi, le ministère de l'Intérieur (Department of Internal Affairs) est également appelé "Te Tari Taiwhenua". Autre exemple, la Poste néo-zélandaise reconnaît désormais les adresses postales comportant un nom māori. En mars 2004, fut créée une Télévision aux programmes exclusivement en langue māori. Cependant, du côté du réseau routier, on tente au contraire de limiter l'utilisation de la signalisation bilingue, sous prétexte de garantir une meilleure lisibilité des panneaux routiers. La signalisation demeure donc monolingue anglaise dans la plupart des cas. Elle n'est bilingue qu'aux environs des points d'intérêt culturel majeurs. [modifier] Variantes dialectalesIl existe plusieurs variantes dialectales du māori. L’ouvrage de l’archevêque anglican d’Auckland, R. Maunsell, intitulé “Grammar of the New Zealand Languages” (1894) distinguait ainsi rien que pour l’île du Nord sept variantes : Rarawa, Nga Puhi, Waikato, Bay of Plenty, Port-Nicholas-Wanganui et Wanganui Mokau). Le māori standard actuel est pour des raisons historiques essentiellement inspiré de la variante du Waikato (région de Rotorua). Toujours est-il qu’il y a de nos jours intercompréhension immédiate entre tous les dialectes māori, les variations portant essentiellement sur des différences de prononciation.
Quelques exemples tirés de l’article du wikipedia māori
[modifier] PhonologieLe māori se compose de 15 phonèmes (20 si l’on prend en compte l’allongement vocalique des 5 voyelles) :
Il faut noter dans la table ci-dessus que la phonétique indiquée ne tient pas compte des diphtongues (dont les plus courantes sont ei [ej], au [aw], ou [aw]), mutations consonnantales (dont mp qui devient facilement [b], ou nk qui devient facilement [ᵑk]) ou vocaliques (dont la nasalisation des voyelles), des mutations également courantes dans d’autres langues (dont l’anglais) et dont la réalisation phonétique varie aussi suivant les variantes dialectales. [modifier] GrammaireLes linguistes qu'ils soient européens ou autochtones ont longtemps analysé le māori et l'ensemble des langues du Pacifique au travers du prisme des descriptions classiques de nos langues européennes. Ils leurs ont imposées un certain nombre de cadres préconstruits, de grilles de réflexion, inspirés de la métalangue et des classifications grammaticales indo-européennes. Considérant ces descriptions classiques comme une forme de glottocentrisme, la recherche linguistique qu'elle soit francophone ou anglophone tente depuis quelques années de sortir de ce carcan avec il faut l'avouer plus ou moins de bonheur. La question se pose tout particulièrement en ce qui concerne la catégorisation grammaticale. Les catégories bien connues que sont le verbe, le nom, l'adjectif... ont dans ces langues des frontières beaucoup plus perméables. Certains lexèmes peuvent ainsi être utilisés comme nom, adjectif, verbe en fonction du marqueur qui l'accompagne. De même, l'utilisation fréquente de phrases décrites comme non-verbales, font dire à certains linguistes que ces langues sont des langues sans opposition verbo-nominale. Concernant le māori de Nouvelle-Zélande, Bruce Biggs, un linguiste néo-zélandais récemment décédé a ainsi tenté de définir des catégories grammaticales alternatives, sans pour autant remettre totalement en cause le postulat de l'opposition verbo-nominale. La question est également de savoir si cette approche est applicable dans un premiers temps à l'ensemble des autres langues polynésiennes, puis austronésiennes. Celui-ci distingue ainsi ce qu'il nomme bases (mots lexicaux) des particules (mots grammaticaux)
Ces bases se subdivisent en plusieurs catégories qu'il nomme noms, universaux (sans doute faut-il comprendre transcatégoriels), statifs, locatifs, personnels.
Ces particules se subdivisent à leur tour en plusieurs catégories qu'il nomme verbales (nous parlerons en français plutôt de marqueurs aspectuels), pronoms, particules locatives, possessives, définitives. [modifier] Vocabulaire thématique
[modifier] Voir aussi[modifier] Liens internes[modifier] Lien externe
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