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EuropeEurope
L’Europe est considérée comme un continent ou une partie de l’Eurasie (péninsule occidentale), voire de l’Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou d’« Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique).
[modifier] ÉtymologieDans la mythologie grecque, Europe, fille d’Agénor (Εὐρώπη en grec, Eurṓpē) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l’île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d’Homère, Εὐρώπη est une reine mythologique de Crète et non un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification comprend toutes les terres au Nord. Au Ier siècle av. J.-C., Varron[1] évoque une bipartition du monde au niveau du Bosphore, les parties situées au nord-ouest du détroit constituant l’Europe, celles situées au sud-est, l’Asie. Au IVe siècle apr. J.-C., le mot Europe désigne l’une des six provinces du diocèse de Thrace, et son territoire correspond approximativement à celui de la Thrace orientale turque actuelle. L’analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurýs (εὐρύς, « large ») et ṓps (ὤψ, « visage »), et plus précisément comme un doublet du nom féminin Eurōpē («aux grands yeux»), une ancienne désignation de la Terre. L’interprétation du mot par le sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident) n’est aujourd'hui plus retenue.[réf. nécessaire] Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche en Europe, la terre à l’ouest. Et selon la mythologie, la princesse phénicienne (donc sémitique) de Tyr est emmenée par Zeus vers le couchant. Selon John Hale, le mot Europe existait déjà avant le XVIe siècle pour désigner un continent distinct de l’Afrique et de l’Asie, mais il n’était connu que des lettrés. L’utilisation du mot par les habitants de l’Europe ne s'est généralisée qu’à partir du XVIe siècle, c’est-à-dire lorsque la Renaissance était déjà bien engagée. [modifier] Géographie de l’EuropeLes limites terrestres de l'Europe ont toujours été un peu floues dans leur partie est puisque qu'il n'existe pas de limite clairement définie, de relief, ou de mer venant clairement scinder l'Eurasie. De plus, il ne faut pas confondre les notions d'Europe géographique et territoriale d'une part, de celle de zone d'influence de la culture occidentale d'autre part, ces notions étant surtout politiques (certains pensent d'ailleurs à ce propos qu'à l'instar du Commonwealth Britannique, l'Union Européenne pourrait être définie selon l'étendue de la culture euro-occidentale à travers le monde). Dans la vision purement géographique, l'Europe est usuellement séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural et le fleuve Oural. Au sud-est, la mer Caspienne, le massif du Caucase, le détroit du Bosphore la sépare du Proche-Orient. Au sud et sud-ouest, la Méditerranée et le détroit de Gibraltar séparent l'Europe de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. Sont considérées européennes l'Islande (située géologiquement sur la séparation Europe-Amérique), et les principales îles de la Méditerranée ; le cas de Chypre est toutefois particulièrement sujet à débat, à la fois sur les plans géographique, culturel, politique et historique. Les cas de la Russie et de la Turquie sont emblématiques du hiatus géographico-politique. Ces deux nations ayant la plus grande partie de leur territoire en Asie (Russie), et Moyen-Orient (Turquie), le plan politique ne recoupe pas le « plan » géographique premier. Ainsi, si la Russie est occidentale par sa culture, son histoire et une part de son territoire, son centre de gravité fait d'elle un quasi-continent, s'étendant du Pacifique jusque dans l'Europe. Le cas est plus complexe pour la Turquie, celle-ci possédant la majeure partie de son territoire au Moyen-Orient, et possédant par l'histoire une culture mixte entre la culture occidentale et moyen-orientale. Une citation célèbre de Paul Valéry résume bien l'ambigüité de la délimitation stricte des frontières est et sud-est de l'Europe, puisqu'il décrit l'Europe comme le « Petit cap du continent asiatique ». Par ailleurs, il a proposé sa propre définition de l'Europe : ce serait l'ensemble des régions ayant subi la triple influence :
le tout formant depuis la Renaissance le fond culturel commun de la philosophie Humaniste Européenne. Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de fait européens, comme par exemple les départements et territoires d'outre-mer pour la France. L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique. On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Ouest, Europe centrale, Europe du Sud, Europe de l'Est et Europe du Nord. L'organisation de l'espace montre un cœur économique, la « banane bleue » ou mégalopole européenne, qui comprend notamment l'Europe rhénane ainsi que les périphéries européennes. Les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre Ier le Grand au XVIIIe siècle. De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Mer Caspienne au début du XIXe siècle pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie. [modifier] ClimatS'étendant en latitude du 36e au 71e parallèle nord, avec plus de 4 000 kilomètres entre les espaces scandinave et méditerranéen, l'Europe appartient à la zone tempérée. L'Europe possède 40 000 kilomètres de littoral d'une extrême diversité, parsemés d'îles, de presqu'îles et de péninsules. La façade atlantique est complétée par des mers dites fermées, l'une chaude, au sud, la Mer Méditerranée, l'autre, au nord, d'origine glaciaire, la Baltique. Cet ensemble maritime fait la richesse de l'Europe. L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream. La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée. Agencée par une formidable tectonique qui lui a donné sa variété de reliefs, l'Europe est un puzzle de paysages. Ses régions naturelles sont extrêmement variées et généralement de faible étendue. Montagnes, vallées, plaines sont devenues le terreau de ses cultures et de son identité plurielle. [modifier] Histoire de l’Europe[modifier] PréhistoireDes fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne. On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ». Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 30 000 ans. L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon. Entre 9000 et 4000 ans avant J.-C. selon la théorie retenue, les premiers indo-européens pénètrent en Europe. Ils viendraient du nord de la Mer Noire. Ils apportent leur langue, leur culture, leurs croyances et leurs codes.
[modifier] AntiquitéC'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au VIe siècle av. J.-C. Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen. Sur les rives de la Mer Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc. La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée, et dont les langues administratives sont le latin et le grec. La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest. À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ». [modifier] Moyen ÂgeCharlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. Toutefois, la véritable unité européenne existait auparavant, et de manière beaucoup plus stable sous le nom d'empire romain. Prenant conscience de l'état de débilité de la partie occidentale de cet empire romain dévasté, Charlemagne continue les luttes de ses ancêtres francs pour agrandir son territoire, pour le protéger des invasions musulmanes et pour vaincre les autres Germains et les descendants des Huns. Poussé par l'évêque de Rome, il prend conscience de la possibilité d'une restauration de l'empire dont la langue resterait le latin. De son vivant, on appelle Charlemagne Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur mais il s'inspire de Ravenne et de la culture de l'empire romain d'Orient qui est resté "civilisé". S'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. Théoriquement, cet empire était illégal, puisque les insignes impératoriaux de l'Occident avaient été rendus aux Byzantins par les Germains lors de la déposition du dernier empereur Romulus Augustule. Mais il semble que Constantinople (Byzance) ait laissé faire... Est-ce par incapacité, ou par calcul, il est difficile de le savoir. L'empire de Charlemagne est chrétien, comme l'empire d'Orient. Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son couronnement à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. En effet, le pape se permettait de "créer" un empereur. Hélas, Charlemagne tentera une réunification avec l'empire d'Orient vers l'an 800 mais il échouera, et, au cours des siècles, les relations avec Constantinople vont se détériorer jusqu'au schisme religieux et finalement la haine ouverte en plein milieu des croisades fera que les Occidentaux pilleront leurs propres alliés byzantins! Le Moyen Âge fut, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre. Cela est dû au fait que le droit germanique a toujours (contrairement au droit romain), considéré le territoire comme une propriété privée qui doit être divisée entre les héritiers. L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du Xe siècle. En 962, Otton Ier crée le Saint-Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne. L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au XIe siècle. La montée en puissance des Musulmans, puis le schisme de 1054 entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453. En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance. [modifier] Époque moderneÀ l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes. Le rêve d'un grand empire européen renaît au XVIe siècle, avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. C'est cependant face à la menace de l'Empire ottoman que l'idée d'une union des États d'Europe apparaît : « Nous tenons de Gadès à l’Isler, une zone qui s’étend entre les deux mers et qui est la très courageuse et la très puissante Europe. Là, si nous nous unissions, nous ne serions pas seulement égaux à la Turquie, mais supérieurs à toute l’Asie » (Luis Vives). Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVIe et XVIIe siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence. L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes en tout genres. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde. [modifier] Époque contemporaine
Carte de l'Europe de 1843 montrant la multitude d'États issus du Congrès de Vienne
La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités. À la fin d'un long processus, le XIXe siècle voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe. C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe. La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du XXe siècle (cet apogée s'achève en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du XXe siècle. Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente Glorieuses. [modifier] Population et civilisation[modifier] Population
Le conseil de l’Europe soulignait en 2005 que depuis quelques décennies l’UE doit sa croissance démographique (pour tout ou partie) à l'immigration qui dans les années 2000 est devenue le premier, puis le seul facteur d’augmentation de la population totale de l’UE. Ainsi deux millions de personnes sont venues s'installer en Europe en 2004 alors que l'accroissement naturel était négatif de 63 000 personnes. L’Europe est au début du XXIe siècle le troisième foyer de peuplement derrière la Chine et l'Inde, avec des densités de populations parmi les plus élevées au monde dans certaines zones des Pays-Bas, de la Belgique, du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou de l'Italie, d’autant que l’exode rural s’est renforcé ainsi que l’attractivité des littoraux avec des populations de plus en plus urbaines. En 2007, 70 millions de personnes, soit 16 % de la population de l'UE, résident dans des communes côtières[2]. [modifier] Réfugiés en EuropeSelon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants [3], il y avait environ 252 600 réfugiés et demandeurs d'asile en Europe à la fin de 2007. Le comité américain pour les réfugiés estime que les pays Européens sont parmi les « pires endroits pour l'accueil des réfugiés »[4]. Ces pays ont élaboré des politiques d'immigration et des accords avec les pays à la périphérie de l'Europe, qui rendent difficile l'entrée sur le territoire européen. L'Union Européenne a établit que les demandeurs d'asile doivent déposer leur demande d'asile dans le premier pays européen où ils entrent, ce qui entraine que la plupart des réfugiés déposent leur demande dans des pays comme la Grèce, l'Ukraine, la Pologne et la Slovénie, qui ont des politiques d'immigration et d'offre d'asile plus strictes que les autres pays européens. [modifier] Histoire démographique récenteMalgré les dizaines de millions de morts des deux guerres mondiales, l’Europe a connu une période d’explosion démographique aux XIXe et XXe siècles, qui s’est accompagnée d’une forte pression sur l’environnement et les ressources non renouvelables (cf. empreinte écologique, empreinte énergétique, pression urbanistique, pollutions, etc.). Depuis quelques décennies, la population européenne tend à se stabiliser, suite à une forte diminution de la natalité, qui reste toutefois encore largement compensée par la natalité de certains pays, par le recul de l’âge auquel les femmes font leurs premiers enfants, et surtout par une immigration régulière. [modifier] ProspectiveEn terme de prospective, une moindre natalité, associée à l'allongement de la durée de vie se traduit par un net vieillissement. Ce sont 25 à 33 % de la population qui pourraient avoir plus de 65 ans en 2050, contre 14,7 % en 2000 selon un rapport du Conseil de l'Europe (2005) qui postule une diminution de 13 à 22 % de la population d'ici à 2050 par rapport aux chiffres de 1995 (sans apport notable par l’immigration ou sans remontée de l’indice de fécondité et/ou sans les apports de la Turquie, des pays du Caucase et de Chypre, et sans tenir compte d’une baisse supplémentaire qui pourrait être due par exemple à une pandémie mondiale. Les études prospectives pour 2050 varient d’une population diminuant de seulement 3 % (dans l'hypothèse d'un ICF remontant à 2,34), à -22 % voire -50 % dans le pire des cas. Ces chiffres doivent tous être utilisés avec prudence, la prospective démographique ayant toujours été prise en défaut et pouvant elle-même influer en retour sur les comportements individuels et collectifs et sur les politiques de soutien à la natalité ou à l’immigration. [modifier] Disparités géographiquesLa croissance démographique s’est globalement poursuivie pour les 27 États membres de l'Union Européenne, mais dans les années 2000 à 2005 la population décroît déjà en Russie, Ukraine et Roumanie (-247 000 personnes au total pour ces pays en 2004). Ce déclin démographique semble plus important et plus rapide dans les ex-pays de l’Est, dans quelques pays où la pauvreté et le renforcement des inégalités ont suivi l’effondrement du communisme, et aussi dans les régions touchées par la catastrophe de Tchernobyl (la Biélorussie qui a reçu 70 % environ des retombées d'iode et de césium radioactifs et connaît depuis 20 ans le plus fort taux d’avortement et le taux d’abandon d’enfants y est élevé). [modifier] LanguesSur une surface réduite, l'Europe bénéficie d’une grande richesse ethnoculturelle et de langues. Les cultures germaniques, slaves, latines et finno-ougrienne sont traduites par la diversité des langues parlées : 120 langues et dialectes ont des racines indo-européenne ; latines et grecques au sud, germaniques au nord et au nord-ouest ; slaves à l'est et en Europe centrale,seul le groupe des langues finno-ougriennes (regroupant le finnois , estonien et le hongrois)ne fait pas partie des langues indoeuropéennes.
[modifier] ReligionsTrois ensembles de religions dominent :
Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 2 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie), et également en Turquie si l'on considère cette dernière comme faisant partie de l'Europe. Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, guerre de Trente Ans, pogroms). [modifier] PolitiqueLes pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 50 : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine et Vatican. [modifier] Évolution du nombre d'États européens depuis 1871La carte politique de l'Europe a été la plus homogène à la veille de la Première Guerre mondiale. Après l'unification de l'Italie et de l'Allemagne, le nombre d'États européens était tombé à 20[6] en 1871 (y compris la Turquie, qui contrôlait encore la majeure partie des Balkans), avant de remonter à 23 en 1878, date à laquelle le congrès de Berlin reconnut l'indépendance de la Serbie, du Monténégro et de la Roumanie. Ce nombre passa ensuite à 26 avec l'accession à l'indépendance de la Norvège (1905), de la Bulgarie (1908) et de l'Albanie (1912). Le nombre d'États européens subit d'importantes fluctuations à la suite des deux guerres mondiales : c'est ainsi que la Sarre et les Pays baltes (entre autres) changèrent de mains (et de statut) à plusieurs reprises. Pendant l'entre-deux-guerres, les villes libres de Dantzig, Fiume et Memel connurent également une existence éphémère sous la protection toute relative de la Société des Nations. Par la suite, il en fut de même du territoire libre de Trieste, placé sous tutelle de l'Organisation des Nations unies en 1947, puis partagé entre l'Italie et la Yougoslavie en 1954. Au cours des années 1960, le nombre d'États européens se stabilisa à 35 avec l'accession à l'indépendance de Chypre (1960) et de Malte (1964). Il devait se maintenir à ce niveau jusqu'à la chute du mur de Berlin, en 1989. Après la réunification de l'Allemagne et l'éclatement des anciennes fédérations communistes (URSS, Yougoslavie, Tchécoslovaquie), le nombre d'États européens officiellement reconnus comme indépendants s'élevait à 50 en 2008 (ou 44 si l'on considère Chypre, la Turquie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie et le Kazakhstan comme asiatiques). L'indépendance du Kosovo était cependant contestée par la Serbie, la Russie et plusieurs États membres de l'Union européenne. Le nombre d'États européens atteindrait même la soixantaine si l'on tenait compte des nombreux pays dont le statut est contesté (Abkhazie, Chypre du Nord, Gagaouzie, Haut-Karabagh, Ossétie-du-Sud, Tchétchénie, Transnistrie) ou en cours d'évolution (Féroé). Israël fait par ailleurs partie de nombreuses associations européennes culturelles ou sportives (ex : UEFA). L'Algérie, l'Égypte, Israël, le Liban, la Libye, le Maroc, la Syrie, et la Tunisie font partie de l'Union européenne de radio-télévision. Le Maroc a participé au Concours Eurovision de la chanson en 1980. [modifier] L’Outre-Mer européenIl regroupe (en 2008) 28 territoires et régions de l’outre-mer faisant partie intégrante de l'UE ou associés à six Etats membres de l’UE (Danemark, Espagne, France, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni). Ils sont regroupés en 7 régions ultrapériphériques (7 RUP) (Açores • Canaries • Guadeloupe • Guyane française • Madère • Martinique • La Réunion) [modifier] L’unité européenne, rêve et réalitéL'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du IIIe Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg. Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant le pendant aux États-Unis. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [1]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison. En effet, depuis la deuxième moitié du XXe siècle, un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 27 États membres, dont 17 faisant partie de la zone euro. Avec l'Asie, l’Europe est le continent comptant le plus de monarchies (une monarchie pour trois républiques) ; les monarchies européennes sont aujourd'hui toutes de type parlementaire, les souverains n'ayant le plus souvent qu'un rôle symbolique ou un rôle politique non déterminant : ce sont les premiers ministres ou chefs de gouvernement, issus d'une majorité parlementaire, qui sont investis du véritable pouvoir politique. [modifier] Organisations européennes
[modifier] Économie[modifier] EnvironnementL'Europe regroupe plusieurs zones biogéographiques une grande variété d'écosystèmes terrestres et marins et qui ont souvent été intensivement exploités, fragmentés et pollués. L'Europe a été motrice pour de nombreux états-membres en matière de Droit de l'environnement avec notamment les directives Habitats et Oiseaux, bien que certains états membres (dont la France) les aient tardivement et incomplètement appliquées. Une directive cadre sur l'eau est en cours d'application, des directive sur le sol et la mer sont en projet, et le 1er janvier 2005 est entrée en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||