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Djibouti
Djibouti, également connu sous le nom de « Pays des Braves », est un pays d'Afrique de l'Est, situé au bord de la mer Rouge. Il est entouré par la Somalie, l'Éthiopie et l'Érythrée.
[modifier] HistoireLa France établit un protectorat dans le golfe de Tadjourah à Obock gouverné par Léonce Lagarde. Le 2 mars 1862 est signé à Paris un traité d'alliance et d'amitié avec les chefs afars, représentés par Dini Ahmed Abou Baker. Ce traité entérine également la vente du terrain d'Obock pour la somme de 10 000 thalers (55 000 francs-or), et réserve des droits à la France sur les côtes du Ghoubbet-el-Kharab. La colonie française de Djibouti est née. Entre 1862 et 1977, Djibouti est une colonie française sous les noms successifs de Territoire d'Obock, Côte française des Somalis et enfin Territoire français des Afars et des Issas (voir articles détaillés). En 1991, une guerre oppose le régime au pouvoir de Hassan Gouled Aptidon au Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD), de Ahmed Dini, figure emblématique de l'opposition djiboutienne. Militairement, ce conflit ne dure pas longtemps. Dès 1994, un traité est signé entre une partie du FRUD et le gouvernement djiboutien. La partie la plus dure (appelé FRUD armé) entre dans le processus de pacification seulement en 2001. Non seulement, cette guerre freine le développement du pays, mais elle creuse davantage le fossé entre les Afars et les Somalis. Et si, économiquement, les plaies de la guerre paraissent cicatrisées, la construction d'une identité djiboutienne n'en est pas renforcée.
[modifier] PolitiqueDjibouti est une république depuis son indépendance acquise de la France en 1977, elle organise ses premières élections législatives et présidentielles en 1981. Elle suit le principe de séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire. [modifier] SubdivisionsDjibouti est subdivisé en six régions :
[modifier] Géographie[modifier] ÉconomieL'économie djiboutienne est très largement dépendante de son secteur tertiaire (82 % du PIB), l'État est le principal employeur dans le pays (est. 2000). Le pays est pauvre en industrie (15 % du PIB) et surtout en agriculture (3 % seulement du PIB), ce qui contribue à un fort taux de chômage (70 % de la force de travail du pays). Djibouti s'approvisionne en biens auprès de ses voisins Éthiopiens, Somaliens et yéménites. Et, dans une moindre mesure, de la France. Le pays connaît cependant ces derniers temps un changement de conjoncture économique dû à des facteurs exogènes, dont la venue des soldats américains qui participent à la création d'emplois, mais également à l'arrivée de nouvelles banques. [modifier] DémographieLa population djiboutienne compte environ 800 000 individus (selon le PNUD, les chiffres exacts étant indisponibles). Elle se répartit en plusieurs composantes humaines : les Afars et les Somalis, de religion musulmane, qui sont traditionnellement rattachés au groupe anthropologique des Chamites. On les nomme « Chamites Orientaux » pour les distinguer de ces autres Chamites que sont les Égyptiens et les Berbères. L'afar et le somali sont couramment parlés. Le français et l'arabe sont les deux langues officielles.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
[modifier] SantéLes régions reculées ont un faible accès au système de soins, et le pays doit faire face aux diverses maladies tropicales
Une réforme du secteur de santé a été entreprise, avec une loi cadre d'orientation de la politique de santé, et un cadre stratégique 2001-2011 ainsi qu’un Plan National de Développement Sanitaire 2002-2006. Selon Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la santé, le Centre de formation du personnel de santé va être transformé en un Institut de formation des cadres de la santé (fin 2006 ?), et une faculté de médecine est prévue à Djibouti pour 2007. Des projets concernent aussi des hôpitaux régionaux, un laboratoire de référence national, et un grand hôpital spécialisé dans la prise en charge de la Tuberculose. Mi-2006, la Banque mondiale prolonge pour cinq ans, le financement du Projet de développement du secteur de santé (PDSS) et du projet de Lutte Intersectoriel contre le sida (PLSPT). Une conférence régionale VIH/SIDA Vulnérabilité des populations en mobilité s’est tenue à Djibouti, du 29 juin au 2 juillet 2006. Une coopération sud-sud avec le Maroc est prévue permettant d’envoyer des étudiants djiboutiens en faculté de médecine au Maroc. Depuis son installation en 2002, l'armée américaine concede ses hopitaux militaires aux soins de personnalités djiboutiennes. On note aussi la presence de l'USAID depuis 2003. L'année 2006 est marquée par un cas humain de grippe aviaire, annoncé le jeudi 11 mai 2006 par Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la Santé, annonce faite suite à un prélèvement effectué le 27 avril 2006. Le Ministre ne précise ni le nom ni l’état du malade, ni son origine ni le lieu d’hospitalisation. Par ailleurs, selon la presse, trois poules domestiques sont affectées par le virus. Les tests de laboratoire sont effectués par le centre égyptien de collaboration de l’OMS, le laboratoire de référence de NAMRU III au Caire. Un autre fait marquant de Djibouti est la consommation excessive du khat, drogue douce venant tous les midis par voie aérienne des hauts plateaux éthiopiens. Les consommateurs, principalement les hommes, mâchent le khat jusqu'au soir, qui les met dans un état d'excitation temporaire avant de provoquer une lourde somnolence. Cette fureur locale qu'est le khat permet à l'état une rentrée d'argent à travers les impôts mais aussi une sortie de devises non négligeable. [modifier] Culture
[modifier] Présence étrangèreOutre la présence de nombreuses ambassades dans le pays, Djibouti accueille aussi des unités militaires françaises, allemandes et américaines, ainsi qu'une minorité de soldats japonais. Bien que le président soit « pro-Américain », leur présence dans le pays est controversée, du fait qu'on redoute des attentats terroristes sur le territoire. Les États-Unis d'Amérique n'ont qu'une présence militaire et diplomatique, et les familles des soldats restent en général aux États-Unis. Pour les Américains, Djibouti, pays en paix, se situe en " zone de combat ", au même titre que l'Irak ou l'Afghanistan. La France possède d'importantes infrastructures militaires à Djibouti dont la Base aérienne 188 qui accueille les Mirage 2000C et 2000D de l'Escadron de Chasse 4/33 Vexin ainsi que le 5e Régiment inter-armes d'outre-mer (5e RIAOM), la 13e Demi-brigade de Légion étrangère, un détachement des commandos marine et anciennement le 10°BCS et de nombreux services communs. L'armée de terre compte à Djibouti le Centre d'entraînement au combat d'Arta Plage ainsi que le Centre d'aguerrissement et d'instruction au désert de Djibouti. Le dispositif militaire français compte 2 900 soldats, 10 avions de combat Mirage 2000 et une dizaine d'hélicoptères [1]. Paris a annoncé le renforcement du dispositif militaire à Djibouti en juin 2008, entre autres en envoyant des avions de patrouille maritime Atlantique-2 et des Mirages pour surveiller les frontières, ainsi qu'une force navale [1]. Dans le même temps, depuis des décennies, la France, continue a apporter une aide économique au pays, et a créé de nombreuses infrastructures, dont le lycée français Joseph Kessel dans le centre de Djibouti en 1991. C'est en 2002 que les États-Unis parviennent à imposer une présence militaire à Djibouti, mettant la France devant le fait accompli. Le 11 décembre 2002, le secrétaire d'Etat à la défense Donald Rumsfeld annonce officiellement l'installation de neuf cents soldats des forces spéciales dans une ancienne base de la Légion étrangère, le camp Lemonier. Parallèlement, la radio Voice of America commence à émettre en arabe comme en anglais. La force militaire américaine compte aujourd'hui 1 800 soldats à Djibouti [1]. Son objectif numéro 1 est de sécuriser le détroit de Bab-el-Mandeb avec l'armée française. [modifier] DiversPopulation : 638 000 habitants (en 1975). 0-25 ans : 42,58% ; 15-64 ans : 54,58% ; + 88 ans : 2,84% [modifier] CodesDjibouti a pour codes :
[modifier] Références[modifier] Voir aussi[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes |
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