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Classe socialeUne classe sociale est une catégorie de la population qui selon l'opinion générale, se trouvent dans leurs rapports, placées en situation inférieure ou supérieure[1].
[modifier] Enjeux de la classe socialeLa classe sociale permet de comprendre le comportement d'un segment de la population. A chaque segment dont les limites sont choisies de manière arbitraire correspond un comportement lié à l'identité et aux intérêts de la classe. [modifier] Les classes sociales relevant d'un rapport antagonisteKarl Marx[3] dans ses analyses de la société industrialisée a mis en évidence l'existence de classes sociales, groupements d'individus partagant des intérêts communs. Le nombre de ces classes sociales ne fut pas strictement définie. Cela dépend de ses ouvrages et de l'époque de leur rédaction. Le nombre considéré variait de trois à sept. Dans son ouvrage la lutte des classes en France, il définie sept classes sociales[4] :
Mais Marx a toujours considéré que les deux classes les plus importantes étaient le prolétariat (salarié), et la bourgeoisie capitaliste (propriétaire des moyens de production), qui sont les deux pôles antagonistes acteurs de la lutte des classes dans la société industrialisée. Il distingue la classe en soi (liée à une organisation objective) et la classe pour soi (liée à la conscience collective). Karl Marx en déduit la notion de lutte des classes, qui sera reprise par la suite en politique. Il en découle une analyse des conflits sociaux comme luttes, conflits d'intérêts, entre classes dominantes et classes dominées. Cette conception de la société a été inspirée par l'étude de l'histoire selon une méthodologie, le matérialisme historique. Ces oppositions, ces conflits d'intérêts, découlent d'une conception dialectique: toute chose a son contraire, voire n'existe que par rapport à son contraire: Dominant/dominé, maître/esclave, seigneur/serf, capitaliste/prolétaire, ... Ces rapports de domination/soumission traversent les âges grâce à la transmission de la position sociale par héritage. Certains marxistes du XXe siècle, définissent aujourd'hui une classe sociale comme une classe d'équivalence pour une relation sociale. Par exemple, la relation "faire partie de la Catégorie socio-professionnelle des ouvriers" définit la classe sociale des ouvriers comme le segment de population (l'ensemble des individus) qui vérifient cette relation (qui font partie de cette Catégorie socio-professionnelle). Pour Vilfredo Pareto, Les classes sociales naissent de l'opposition de masse d'individus et des élites gouvernementales au pouvoir. Ainsi, tout pouvoir implique cette séparation antagoniste[5]. Il estime néanmoins que les groupes sont hétérogènes ainsi que les valeurs des individus. Il pense néanmoins que les élites changent ainsi donc que cette séparation antagoniste. Pour Nicos Poulantzas, l'Etat fait perdurer ces structures sociales par le fait que la classe dirigeante favorise les intérêts de la classe dominante. L'Etat est alors la condensation matérielle de rapports de forces entre classes[6]. [modifier] Les classes sociales ne relevant pas automatiquement d'un rapport antagonistePour Ralf Gustav Dahrendorf[7], les classes sociales ne relèvent pas automatiquement de rapports antagonistes ouverts. Les conflits d'intérêt génèrent une grande diversité de classes sociales. Le niveau de mobilité sociale qui entraîne une liberté de manoeuvre rend les classes sociales traditionnelles plus diffuses et diverses. Les conflits raciaux et de religion peuvent aussi générer des changements sociaux. Il part des principes de changements exogènes de l'histoire et de possible renégociations au sein de la société.
Pour Max Weber, les classes ne sont pas d'ordre social (fonction du prestige), ni d'ordre politique (fonction du mode de contrôle de l'Etat) mais d'ordre strictement économique, c'est à dire fonction du mode de distribution, des revenus et du patrimoine[10]. Cette idée est contredite par Joseph Schumpeter qui estime que la classe sociale naît de la fonction exercée[11]. Pour Maurice Halbwachs, les classes sociales ne sont pas automatiquement antagonistes mais forme des cercles concentriques selon sa théorie du feu de camp par la domination d'un modèle culturel orthodoxe[12]. L'instruction, la richesse et le niveau d'intégration forment des cercles concentriques générant des classes qui n'impliquent pas automatiquement des intérêts divergents[13]. L'existence même de classes sociales est aussi parfois contestée, au motif qu'une classe sociale nécessiterait une conscience de classe pour être définie[14]. [modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussi[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] BibliographieAlain Bihr et Roland Pfefferkorn, Le Système des inégalités, Paris, La Découverte, 2008, 120 pages. Paul Bouffartigue (dir.), Le retour des classes sociales, Paris, La Dispute, 2004 Roland Pfefferkorn, Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classe, rapports de sexe, Paris, Editions La Dispute, Collection « Le genre du monde », 2007, 416 pages.
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