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CartographieLa cartographie désigne la réalisation et l'étude des cartes. De tout temps, la cartographie à consister en une représentation de données sur un support réduit représentant un espace réel. Ceci se fait par une prise d'informations sur le terrain, avec deux champs distincts et majeurs: 1. le relevés des contours et de l'espace support à représenter, 2. le relevée des données statistiques à représenter sur cet espace. Ceci dans le but de simplification et de meilleur compréhension d'un problème propres à un espace.
Carte de l'île de Corfu. Cette carte utilise des données satélites pour définir l'espace et la topographie, y sont ajoutés des données routières et humaines sélectionnées.
Ces relevés se sont d'abord fait par le biais de témoignages (cartographie de Ptolémée), puis par le biais de cartographes experts et de pseudo-statistitiens qu'étaient les administrateurs représentant de l'autorité (époque antiques romaine, époque des grandes découvertes). Le véritable développement intervient avec l'amélioration des outils de mesures géométriques, ainsi que l'amélioration des registres de tous types, devenant de larges sources statistiques. Aussi, les traits et les données s'affinent. Les recherches en matière de projection cartographique avance (Mercador, etc.). Le ramification des champs d'études, des outils statistiques, et la rationnalisation des États -source de données et commentaire majeur de cartes- augmentent le nombre d'applications cartographiques. Un pas technique majeur est franchit avec l'outils formidable que représentent les ondes émissents par satélites : les contours terrestres sont alors pour la premières fois "photographiés" du ciel, alors que les mathématique et l'informatique facilite la diffusion de projections planes innonvantes, qui doivent éternellement faire un choix entre conservation des parallèles, des aires, et des longueurs. Des cartes amorphes sont aussi apparues. Le support généralement employé pour la cartographie est le support papier, mais l'histoire à vue l'usage de supports en pierre, métal, parchemin, etc., généralement de forme plate et rectangulaire ou ronde aux bords floues car inconnus. Depuis l'ère des grandes découvertes, les expéditions et l'amélioration des techniques de cartographie ont permis une amélioration des représentations d'un globe cohérent qui devient enfin réaliste. Un pas décisif est finalement franchit avec l'exploration spatiale et la cartographie satélite et numérique, la précisions devenant impréssionnante. Les supports émmergeant devenant aussi respectivement les globes personnels, puis l'informatiques avec cartes planes où les pseudo globes virtuels. De nombreuse sous-branches existes. La plus basique étant la cartographie politique, qui définit les frontières, historiquement très liée à la cartographie physique, qui définit les éléments du relief que sont monts et collines, plaines et rivières, et maintenant développé en une précise cartographie topographique exposant précisément les élevations ou dépressions. D'autres branches notable sont la cartographie humaine, avec la cartographie socio-statistique qui expose sur l'espace du papier les aspects sociaux que sont les densités humaines, les richesses, les IDH, etc. La cartographie des flux (économiques, humains, biologiques) et la cartographie gépolitiques qui expose les forces et faiblesses d'entités exposés sont également très appréciées pour illustrer, simplifier (selectionner), communiquer et comprendre en surface des phénomènes complexes. La cartographie constitue un des moyens privilégiés pour l'analyse et la communication en géographie. Elle sert à mieux comprendre l'espace, les territoires et les paysages. Elle est aussi utilisée dans des sciences connexes, démographie, économie dans le but de proposer une lecture spatialisée des phénomènes. Enfin, il est important de garder fermemant à l'esprit que la cartographie est une selection d'information, à destination d'un commanditaire ou publique. P. Rekacewicz l'exprimant comme suit : « La carte géographique n’est pas le territoire. Elle en est tout au plus une représentation ou une « perception ». La carte n’offre aux yeux du public que ce que le cartographe (ou ses commanditaires) veut montrer. Elle ne donne qu’une image tronquée, incomplète, partiale, voire trafiquée de la réalité. »[1]
[modifier] Histoire
Carte du littoral français rectifiée par l'Académie Royale en 1692, en particulier par des mesures de longitudes basées sur l'observation des satellites de Jupiter. Bien que très éloignée de la précision actuelle des cartes marines ou terrestres, elle s'en approchait de façon remarquable
. À l'époque moderne, les cartes se veulent une reproduction fidèle d'un paysage, d'une portion de l'espace terrestre : tous les éléments constitutifs d'un paysage sont représentés selon des conventions, avec des symboles. Chaque élément est représenté à l'échelle de la réalité ; les éléments trop petits en surface plane sont remplacés par des symboles d'une taille proportionnelle à leur importance relative (noms des villes de plus en plus grands selon leur population ou leur fonction administrative). Cela n'a pas toujours été le cas. Au IXe siècle, l'Église représente le monde de façon cosmogonique: les cartes en T. Jérusalem est au centre, seules existent l'Europe, l'Afrique et l'Asie, entourées d'un océan. Ces représentations sont directement inspirées des connaissances de la période biblique. Ce type de cartes ne servait pas à se repérer. Elles étaient un support à la réflexion philosophique et religieuse Les premières représentations cartographiques naissent au XIIe siècle. La Table de Peutinger sert alors d'itinéraire entre plusieurs villes et/ou régions, de façon linéaire. Vers la fin du XIIIe siècle, un nouveau type de carte apparut : le portulan, très utile aux marins. Il représentait les ports de commerce, les amers (objets fixes et visibles servant de point de repère en mer ou sur la côte), les îles et les abris, etc. ; mais l'intérieur des côtes restait vierge. En 1553, la première carte de France est dressée par Oronce Fine (disponible sur le site de la Bibliothèque nationale de France). Elle témoigne de la volonté du pouvoir politique de marquer sa présence sur le territoire, de s'affirmer, de se construire des limites, des frontières, pour aménager son territoire, entre autres par la fiscalité et la consolidation des marchés économiques internes. À la même époque apparaissent les premiers plans terriers, ancêtre du cadastre actuel. Au XVIe siècle apparait à Dieppe une importante école de cartographie. Menée par Pierre Desceliers, celle-ci permet la réalisation de nombreuses cartes et mappemondes, basées à la fois sur les portulans des marins portugais et sur les dernières connaissances acquises par l'exploration du Canada à laquelle les marins dieppois participaient activement. Ensuite la cartographie progressera de plus en plus, par la mise au point de nouvelles techniques et par la volonté des pouvoirs politiques de maîtriser leurs territoires, en témoigne le soutien que recevaient les missions cartographiques des toutes puissantes sociétés géographiques de la fin du XIXe siècle. Deux étapes décisives ont été l'élaboration des techniques de détermination de la longitude et de la latitude[2],[3]. [modifier] FranceEn France, la première carte générale du territoire fut dressée par la famille Cassini au XVIIIe siècle, à l'échelle de une ligne pour cent toises, autrement dit une échelle de 1/86 400. Un centimètre sur la carte correspond à environ 864 mètres sur le terrain. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. Les quatre générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail. Cette carte, encore dénommée Carte de Cassini ou carte de l'Académie, est toujours consultée de nos jours par les chercheurs (géographes, historiens, généalogistes, etc.). Le travail des Cassini laissa même son empreinte sur le terrain : on trouve encore aujourd'hui des toponymes dits Signal de Cassini, qui révèlent les lieux où s'effectuèrent les mesures de l'époque. Ces points de repères correspondent aux sommets des quelques mille triangles qui formaient la réseau géodésique de la carte de Cassini. En 1808, Napoléon Ier décida l'établissement d'une carte destinée à remplacer celle de Cassini ; sa mise en œuvre se fera entre 1817 et 1866 en essayant plusieurs échelles différentes. C'est une carte à l'usage des militaires : la carte de l'état-major, à l'échelle du 1/80 000. Cette désormais célèbre carte d'état-major fut levée et dessinée par le Dépôt de la Guerre, devenu ensuite le Service géographique de l'armée, et remplacé plus tard par l'Institut géographique national (IGN). Les cartes au 1/80 000 se présentaient le plus souvent sous la forme d'une mosaïque de carrés de papier collés sur une toile, elle-même pliée et protégée par une couverture cartonnée et entoilée très dure ; elle pouvait ainsi répondre aux contraintes de terrain des militaires et des gendarmes. Dès le début de la Première Guerre mondiale (1914-1918), les difficultés de lecture à cette échelle amenèrent l'état-major à réaliser une carte au 1/50 000, plus commode, sur laquelle apparaît un quadrillage kilométrique très pratique sur le terrain. C'est sur la base de cette carte au 1/50 000 que sera créée la carte au 1/25 000 de l'IGN, appelée aujourd'hui carte de randonnée mais que les Français ont appelé longtemps, par habitude, carte d'état-major. [modifier] PlagiatPuisque la cartographie est un travail difficile et parfois même dangereux, il n'est pas étonnant alors que de nombreux cartographes aient copié le travail d'autres cartographes. Au XVIIe siècle il était normal d'utiliser le travail des autres et de l'ajouter au sien ; ce n'était pas perçu comme du vol. Une des premières cartes de l'Amérique du Nord est connue sous le nom de Beaver Map (Carte du castor). Elle a été publiée en 1715 par Herman Moll, mais Nicolas de Fer est le véritable auteur de la Beaver Map bien que ce soit Herman Moll qui en ait tiré profit. À tour de rôle, sa carte comprenait des images des chutes du Niagara et de castors qui ont été originalement publiées dans des livres par Louis Hennepin, en 1697, et par François du Creux en 1664. Au XVIIIe siècle, les cartographes ont commencé à souligner le nom de l'auteur original. Lorsqu'ils utilisaient le travail de quelqu'un d'autre, ils écrivaient sur leurs cartes une phrase semblable à celle-ci : « d'après le croquis de M. Chose »[4]. [modifier] Étapes de la fabrication d'une carteTout d'abord il faut savoir quel va être le sujet de la carte que l'on va créer, et s'inquiéter du contexte dans lequel cette carte va être placée (la date aura donc son importance). Une carte présente dans un atlas va devoir être plus neutre qu'une carte thématique. Ensuite il faut savoir à quelle échelle va devoir être réalisée cette carte, si les informations seront précises ou plus générales (1/25 000 ou 1/10 000 par exemple). En général, le demandeur fait une préparation à la main au cartographe avant que celui-ci ne commence son travail. Cependant, il arrive qu'il se repose sur le cartographe pour faire une carte avec seulement des indications écrites. Si le cartographe a besoin de compléments, il suffit qu'il les trouve par ses propres moyens. Sur une carte, le titre doit résumer l'information que l'on souhaite représenter, la légende doit être claire, l'échelle notée, et la source indiquée. L'information doit apparaître clairement et ne pas être trop importante. La typographie ne doit pas cacher, ou gâcher l'information présente. Lorsque le projet de la carte est terminé, l'auteur et le cartographe se réunissent pour apprécier les modifications à effectuer, jusqu'à ce que le demandeur soit satisfait. Ensuite la carte peut être imprimée. [modifier] Emplois modernesAuparavant, les cartographes dessinaient les cartes pour les faire exister. De nos jours, nous nous dirigeons vers un travail non plus de dessinateur de cartes, mais plus orienté vers une mise à jour des cartes déjà existantes avec un apport de données, des modifications de tracés. Les systèmes d'information géographique et les modèles numériques de terrain sont de plus en plus utilisés par les cartographes. L'aménagement du territoire est un grand consommateur de cartes. C'est pour cette discipline qu'ont été conçues des cartes représentant l'occupation du territoire telles que les Corine Land Cover. Dans la mesure où elle élabore une représentation particulière, la cartographie est aussi un instrument idéologique et politique, dont l'impact sur les consciences, pour être discret, est souvent considérable. Ce que montre particulièrement bien une étude critique et comparative des atlas. [modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussi[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
[modifier] Liens externes
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