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Brasserie Georges
La Brasserie Georges est un restaurant situé dans le 2e arrondissement de Lyon. Elle est la plus ancienne brasserie de la ville et une des plus grandes brasseries d'Europe[1]. Sa renommée est aujourd'hui internationale.
[modifier] PrésentationForte d'une histoire intimement liée à celle de Lyon, la brasserie sert des plats typiquement lyonnais dont le célèbre saucisson pistaché, et des recettes d'autres régions comme la choucroute, l'omelette norvégienne ou des fruits de mer. En 1986 a été servie la plus grosse choucroute du monde, elle pesait une tonne et demie. En 1996, la plus grosse omelette norvégienne, avec 34 mètres, y a été servie[2]. La brasserie Georges brasse elle-même sa bière, tradition venue de sa création, lorsque l'eau de Lyon était considérée d'une qualité exceptionnelle[3]. Le restaurant ne ferme jamais pendant l'année. Plus de sept-cent couverts peuvent être servis à chaque service[4]. Un 8 décembre, à l'occasion de la fête des lumières, plus de 2500 couverts ont été servis en un service. Les habitués de l'établissement l'appellent la BG[5] ou encore la Georges[6]. [modifier] HistoireLa brasserie a été bâtie en 1836 par Georges Hoffherr, un brasseur émigré d'Alsace[7]. L'emplacement de la brasserie, sur un terrain gagné sur les marécages du confluent de la Saône et du Rhône, fut choisi car il correspondait à l'étape des diligences sur l’axe Paris-Lyon-St Etienne-Marseille. Le 1er juin 1857, la gare de Perrache a ouvert ses portes à côté de la Brasserie Georges. La construction de la Brasserie Georges est un défi architectural : 600 m² de plafond sont soutenus uniquement par quatre poutres en sapin longues de 25 mètres, amenées de Chartreuse par charriots de bœufs. En 1837, après la mort de Georges Hoffherr, son gendre, Mathieu Umdenstock, reprend l'affaire. Après la guerre de 1870, la Brasserie Georges emploie 18 servantes appelées « Hébés » (déesse de la jeunesse), d'origine alsacienne pour la plupart. En 1879, la brasserie Georges et la brasserie Rinck sont avec Antoine Lumière les premiers de la ville de Lyon à faire fonctionner leur éclairage à l'électricité. Les banquettes de moleskine rouge et les tables ont remplacé en 1890 les chaises en paille et les longues tables en noyer. Un fronton à l’effigie de Gambrinus est encadré par deux tonneaux de bière. A la fin du XIXème siècle, la brasserie possède cinq billards et les murs sont peints d’un décor végétal avec des animaux comme le paon et le singe. En 1924, le peintre Bruno Guillermin a redécoré la salle de restauration dans un style Art Déco. [modifier] Le décor actuel
L’enseigne extérieure de la Brasserie Georges date de 1946. En façade, le portrait de Gambrinus, roi de la bière, invite à rentrer. Dans l’entrée, quatre grands vitraux du début du XXème siècle représentent la sculpture, la géographie, la peinture et la musique. Au-dessus de la porte d’entrée on trouve une gigantesque vasque en cuivre au décor de tête de lion.
La salle de restaurant est habillée de marbre. Le carrelage de 600 m² est disposé en fausse mosaïque avec des motifs géométriques art déco. Toutes les grandes baies vitrées, dont cinq à guillotine, datent des années 1930. Un des salons particuliers a des vitraux 1900 à décor floral.
Le Lyonnais Bruno Guillermin, grand peintre de l’école lyonnaise peint l’immense plafond de la brasserie. Ils exécutent quatre scènes champêtres de grande dimension sur les thèmes de la moisson, des vendanges, de l’eau et de la bière, complétées par des motifs géométriques et de grands bouquets de roses. Les cinq lustres majestueux ont été fabriqués par les Forges de Vulcain. Ils pèsent chacun 250 Kg et sont encore descendus tous les mois par quatre personnes pour nettoyage, grâce à un treuil métallique. Des onze grands bas reliefs en plâtre, quatre représentent des angelots célébrant le vin et la bière. Les deux piliers de marbre sont décoratifs, ils ne soutiennent pas le plafond.
Le grenier de 600 m² composé de 3 « fermes » possède un enchevêtrement de poutres unique en son genre, peut-être réalisé par un disciple de Riondelet en 1836. [modifier] Les spécialités
[modifier] Les records[modifier] Record du monde de la plus grosse choucrouteLe record du monde de la plus grosse choucroute a été établi par l'équipe de la brasserie Georges le 21 novembre 1986, et homologué au « Livre Guinness des records » sous contrôle de Maître Bergeon, huissier de justice. La fabrication de cette choucroute record s’est établie dans la salle du restaurant, où 2000 invités l’ont dégustée. Les entreprises partenaires ont construit pour l’occasion un plat d’une demi tonne (8 m de long pour 1,20 m de large), un système de chauffe-plats ainsi qu’une balance. Les conditions pour l’homologation impliquaient que la choucroute soit dressée sur un plateau unique, que les proportions chou / cochonnailles soient respectées et que le poids exact soit clairement établi. La choucroute a été réalisée avec :
[modifier] Record du monde de la plus grande omelette norvégienneLa brasserie Georges a battu le 26 septembre 1996 le record du monde de la plus grosse omelette norvégienne. Le record a été homologué au « Livre Guinness des records » sous contrôle de Maître Bergeon, huissier de justice. Didier Rinck, a confié la réalisation de cette omelette à son Chef, assisté de sa brigade de 19 cuisiniers et pâtissiers. La fabrication s’est déroulée sous les yeux du public en trente minutes environ. Une rampe de gaz montée sur roulettes a bruni l'omelette, qui a été flambée en dernière minute pour être dégustée par 3000 invités. L'omelette était composée de :
Sa longueur totale était de 34 mètres (11 mètres de plus que l'ancien record), pour un poids de 380 kg. [modifier] Anecdotes
[modifier] Visite de célébritésLa brasserie a reçu la visite de Paul Verlaine, Jules Verne, Emile Zola, Edith Piaf, Colette, Ernest Hemingway, Jacques Brel, Alphonse Daudet, Anatole France, Léon Blum, Auguste et Louis Lumière, Luis Mariano, Auguste Rodin et bien d'autres. Alphonse de Lamartine, qui y mangeait fréquemment, aurait laissé une « ardoise » de 40 francs[8]. Douze ministres sont venus s'y restaurer en 1995. Bernadette Chirac y a mangé en 1998 et 1999. [modifier] Références
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