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Bal des Quat'z'ArtsOrganisé pour la première fois en 1892, le Bal des Quat'z'Arts réunissait les élèves en architecture, peinture, sculpture et gravure. C'était une grande fête carnavalesque parisienne préparée, chaque printemps, par les étudiants de l'École nationale des Beaux-Arts de Paris. Elle fut créée à l'initiative de l'architecte Henri Guillaume, Grand Massier des Architectes de l'École des Beaux-Arts. Les participants, obligatoirement costumés, l'étaient de moins en moins au fil de la soirée qui prenait souvent un tour orgiaque. En 1893, au Moulin Rouge[1] où avait lieu la fête, une certaine Mona, modèle artistique, aurait improvisé un lent effeuillage en musique, inventant ainsi le strip-tease. À la suite de cet événement se constitue une Société générale de protestation contre la licence des rues qui dénonce ce «fait d'une gravité extrême et d'une inadmissible impudeur… ». Un procès fut intenté aux organisateurs du bal, par un certain Béranger, président de cette Ligue de Défense de la Morale. Le juge chargé de l'affaire s'enquit de ce qui s'était passé. Le bal avait été l'occasion de l'exposition décorative de femmes nues exerçant la profession de modèles et pas d'une orgie. Résultat, le juge, rassuré et amusé, condamna les organisateurs du bal à une amende tout à fait symbolique. Immortalisant cet épisode dans une chanson, la Marche des 4'zarts, E. Sano et Ed. L. Casanova se sont moqués du sergot papa Béranger. Traditionnellement, les carabins de l'École de médecine voisine participaient à la grand-messe païenne du bal des Quat'z'Arts et invitaient à leur tour au Bal de l'Internat. Les liens affectifs, festifs et amicaux entre les carabins et étudiants des Beaux-Arts s'expliquent aussi par la présence commune des uns et des autres aux séances de dissection. En effet, les élèves des Beaux-Arts, jusqu'en 1968, étudiaient l'anatomie humaine sur le cadavre et le faisaient en compagnie des carabins. A l'occasion de chaque bal des Quat'z'Arts était réalisé un bronze. Il s'agissait d'une médaille que portait au cou les organisateurs du bal, au moment de celui-ci. Les bals avaient chaque année un thème choisi. Les billets d'entrée, invitations et affiches du Bal des Quat'z'Arts bénéficiaient de tout le talent des élèves de l'École des Beaux-Arts et constituent un véritable panorama de la mode dans les arts graphiques. Dans une chanson drôle et nostalgique à la fois, Georges Brassens a chanté l'enterrement mis en scène pour marquer la fin de cette tradition estudiantine. Il l'a fait en 1964, deux ans avant la disparition effective du Bal des Quat'z'Arts. Cette chanson témoigne du prestige et de la célébrité de ce bal, qui était connu et apprécié bien au delà du seul milieu des étudiants de l'École des Beaux-Arts. C'est en 1966 que le bal se déroula pour la dernière fois. En 1967, des problèmes d'organisation,[2] en 1968, les évènements de mai, furent un obstacle insurmontable à l'organisation du bal. Depuis, il n'a pas reparu. Les anciens, qui l'ont connu, en gardent d'attachants souvenirs.
[modifier] Le cabaret des « Quat'z'arts »À Montmartre est attesté, en 1896, l'existence d'un important cabaret portant ce nom. Il est situé près du bal du Moulin Rouge, où a lieu à l'époque le bal des Quat'z'Arts. L'adresse du cabaret est 62 boulevard de Clichy, celle du bal 82 boulevard de Clichy. C'est dans ce cabaret que se tiennent, sous la présidence de Willette, l'âme du Chat Noir, les réunions préparatoires de la Promenade de la vache enragée ou « Vachalcade ». Cette parade des artistes et montmartrois est créée en réponse à la renaissance de la Promenade du Bœuf Gras, la même année. Elle connaîtra deux éditions successives, l'une en 1896, l'autre en 1897. [modifier] Les Quat'z'Arts en provinceLe prestige immense du bal parisien des Quat'z'Arts a amené à reprendre ailleurs son nom. C'est arrivé au moins dans deux villes :
[modifier] Sources
[modifier] Notes[modifier] Liens internes[modifier] Liens externes
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