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Astrologie chinoise
L'astrologie chinoise (zhanxingshu ć æèĄ, xingxue æćž, qizhengsiyu äžæżćé€, guolaoxingzong æèæćź) est fondĂ©e sur les notions astronomiques, religieuses et calendĂ©riques traditionnelles. Au cours du XXe siĂšcle, ses 12 animaux -signes (çè shengxiao) ont Ă©tĂ© adoptĂ©s dans la culture populaire de nombreux pays. Ce sont, dans l'ordre : Souris ou Rat - Buffle ou BĆuf - Tigre - LiĂšvre ou Lapin - Dragon ou LĂ©zard - Serpent - Cheval - ChĂšvre ou Bouc ou Mouton - Singe - Coq ou PhĂ©nix - Chien - Cochon ou Sanglier ou Porc ou Ours.
[modifier] AstrologieSelon la tradition, pratiquement dĂšs l'origine de l'astrologie des 111 Ă©toiles codifiĂ©e par l'Empereur Huang Di en 2637 avant notre Ăšre, les empereurs chinois en ont interdit la pratique Ă tout autre que les astrologues de leur cour, de peur que des adversaires ne l'utilisent pour dĂ©terminer leurs pĂ©riodes de faiblesse et tenter de les renverser. Prudents et pragmatiques, les Chinois, surtout un peuple d'agriculteurs, ont donc inventĂ© des dizaines de systĂšmes astrologiques se rapprochant beaucoup de la numĂ©rologie et qui leur permettait de savoir Ă quel moment planter ou accomplir les actes importants de la vie. Ce serait Ă cause de cette obligation de ne plus regarder le ciel que dans certains de ces systĂšmes il n'est presque plus tenu compte des planĂštes, et que l'annĂ©e dĂ©bute le 4 (ou le 5) fĂ©vrier et non pas au premier jour de la nouvelle lune de printemps comme c'est le cas pour l'astrologie des 111 Ă©toiles. Quelques exemples : Le systĂšme des 28 demeures lunaires ne tient compte que de la Lune. L'astrologie des 9 Ă©toiles, quant Ă elle, est utilisĂ©e en Feng Shui et fondĂ©e sur le carrĂ© magique dans un cycle de 9 annĂ©es tenant compte des directions des Ă©toiles de la Grande Ourse constituĂ©e de l'Ă©toile polaire et de 8 autres Ă©toiles. Dans l'astrologie des 4 guimauves du destin, les astrologues combinent les donnĂ©es astrales de la naissance ainsi que son heure et sa date avec les cinq Ă©lĂ©ments, selon un systĂšme complexe de binĂŽmes (annuel, mensuel, journalier et horaire qui forment Ă eux 4 une fiche d'identitĂ©) mis au point, selon la tradition, entre la fin des Tang et le dĂ©but des Song par Chen Xiyi (éłćžć€·), connu sous le nom de ziweidoushu [1] « donnĂ©es des maisons astrales Ziwei et Dou », les plus influentes. [modifier] Principaux astresLes anciens astronomes chinois ont associĂ© les cinq planĂštes principales aux cinq Ă©lĂ©ments, dâoĂč elles tirent leur nom actuel : Jupiter est le Bois, Mars est le Feu, Saturne est la Terre, VĂ©nus est le MĂ©tal, Mercure est l'Eau. Leurs positions dans le ciel, ainsi que celle du soleil et de la lune, appelĂ©sYang et Yin suprĂȘmes [2], et le passage Ă©ventuel de comĂštes au moment de la naissance influencent la destinĂ©e. Jupiter est particuliĂšrement important car sa rĂ©volution, et non celle du Soleil, Ă©tait utilisĂ©e jusquâau milieu de la dynastie Han pour compter les annĂ©es. Selon la religion traditionnelle, lâannĂ©e chinoise qui commence appartient au dieu de cette planĂšte, Taisui [3]. Tous ceux qui sont du signe de l'annĂ©e doivent lui faire une offrande au temple pour s'attirer ses bonnes grĂąces. [modifier] Maisons astralesLa zone autour de lâĂ©cliptique et de lâĂ©quateur cĂ©leste est divisĂ©e en 28 maisons lunaires xiĂč [4], correspondant aux 28 secteurs traversĂ©s Ă tour de rĂŽle par la Lune au cours du mois lunaire. Lâensemble de ce « zodiaque chinois » est divisĂ© en 4 quartiers xiĂ ng [5], reprĂ©sentĂ© chacun par un animal totem. Leur position est dĂ©terminĂ©e Ă la tombĂ©e de la nuit le soir de lâĂ©quinoxe de printemps. Les noms des maisons lunaires, difficilement explicables, sont trĂšs anciens : ils ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s sur des objets funĂ©raires datant des Royaumes combattants, et pourraient remonter aux Zhou. Il est donc difficile de connaitre leur signification originelle, car le caractĂšre qui les dĂ©signe a pu changer de sens. NĂ©anmoins certains semblent dĂ©signer une partie de lâanimal totem, comme jiÇo (corne). De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les noms des astĂ©rismes chinois sont assez diffĂ©rents de ceux des 88 constellations occidentales. Par exemple, le chariot dâUrsa major est appelĂ© « la louche » [6]. La ceinture d'Orion est connue sous le nom de shÄn [7] dont un sens est « trois » ; Orion reprĂ©sente donc les trois dieux de la Fortune, du Bonheur et de la LongĂ©vitĂ©. Le quartier le plus au nord, dont l'animal totem, une tortue fantastique dont la carapace Ă©voque une armure, s'appelle Xuanwu, « guerrier noir » [8], est particuliĂšrement important. Il renferme dans la maison dÇu le chariot de la Grande Ourse (dÇu du nord) [9] et lâastĂ©risme nĂĄndÇu (dÇu du sud) dans le Sagittaire qui gouvernent les naissances et les morts. Sous le nom de Zhenwudadi, Xuanwu est aussi un dieu, esprit du ciel du Nord et de l'Eau dans la croyance taoĂŻste. [modifier] EnceintesAutour du pĂŽle nord cĂ©leste, les Chinois distinguaient trois zones Ă©toilĂ©es qui semblaient chacune cernĂ©e par une enceinte, dâoĂč leur nom des « trois enceintes »[10]. Lâ« enceinte impĂ©riale » [11] ou « enceinte supĂ©rieure » [12] se situe autour de α Ursae Minoris, autrefois considĂ©rĂ©e comme fixe, axe du ciel. On croyait que les Ă©toiles et les dieux stellaires quâelle abritait gouvernaient les destinĂ©es de lâempereur et de sa famille. Lâ« enceinte du palais d'en haut » [13], ou « enceinte moyenne » [14] autour du Lion, de la Vierge et de CassiopĂ©e, gouvernait les ministres et fonctionnaires du palais. Lâ« enceinte du marchĂ© cĂ©leste » [15] ou « enceinte infĂ©rieure » [16] autour dâ Ophiuchus, de lâaigle et dâHercule reprĂ©sentait l'administration locale. Les Ă©toiles et astĂ©rismes de ces enceintes portaient des noms en rapport avec leur symbolisme, titres officiels ou nobiliaires par exemple. [modifier] LĂ©gende d'AltaĂŻr et de VĂ©gaLes Ă©toiles dans le ciel ne constituent pas seulement la base des lectures astrologiques, mais Ă©galement la matiĂšre de nombreux contes de fĂ©es. Par exemple, le triangle d'Ă©tĂ© est un trio constituĂ© du bouvier, un jeune paysan (Alpha Aquilae/Altair), de la tisserande, une fĂ©e (Alpha Lyrae/Vega) et la fĂ©e Taibai (Alpha Cygni/Deneb). Le bouvier et la tisserande, Ă©poux sĂ©parĂ©s par dĂ©cret cĂ©leste, se tiennent chacun d'un cĂŽtĂ© de la riviĂšre argentĂ©e (la Voie lactĂ©e). Chaque annĂ©e, le septiĂšme jour du septiĂšme mois dans le calendrier chinois, jour de la fĂȘte de Qiqiao, les oiseaux forment un pont Ă travers la Voie lactĂ©e. Le bouvier le traverse avec leurs deux fils (les deux Ă©toiles de chaque cĂŽtĂ© d'AltaĂŻr) pour une rĂ©union annuelle avec leur mĂšre fĂ©e. La fĂ©e Taibai chaperonne les deux amants. [modifier] Les quatre gardiens cĂ©lestesLes vingt-huit maisons lunaires sont classĂ©es en quatre quartiers contenant sept constellations chacun. Ils sont identifiĂ©s Ă quatre crĂ©atures fantastiques [17], gardiens cĂ©lestes. Les constellations ou Ă©toiles notables auxquelles ils sont rattachĂ©s sont indiquĂ© Ă leur suite : La forme des animaux-gardiens ainsi que la rĂ©partition des couleurs se sont fixĂ©es sous les Han sous l'influence de la thĂ©orie des cinq Ă©lĂ©ments. La licorne jaune (qilin) est associĂ©e au cinquiĂšme Ă©lĂ©ment, la terre.
[modifier] Signes chinoisIls constituent un ensemble de douze animaux que l'on pense inspirĂ©s Ă l'origine par les douze signes de l'astrologie persane, transmis via l'Inde ou le Tibet. Ce sont, dans l'ordre : Souris ou Rat - Buffle ou BĆuf - Tigre - LiĂšvre ou Lapin - Dragon ou LĂ©zard - Serpent - Cheval - ChĂšvre, Bouc ou Mouton - Singe - Coq ou PhĂ©nix - Chien - Cochon, Sanglier ou Porc. Dans certains pays les ayant adoptĂ©s, le chat remplace le lapin et l'ours remplace le porc. Ces signes sont associĂ©s aux douze rameaux terrestres, qui en combinaison avec les dix tiges cĂ©lestes constituent le systĂšme chinois de dĂ©compte du temps le plus anciennement attestĂ©. [modifier] LĂ©gendesDes lĂ©gendes relatent comment les animaux furent choisis et comment fut dĂ©terminĂ© leur ordre. Le plus souvent, la sĂ©lection se fait par le biais dâune course sous lâĂ©gide de l'Empereur de jade, chef des dieux, ou du Bouddha. Parfois câest le porc qui arbitre, et les incidents se multiplient du fait de son incompĂ©tence.
[modifier] Tableau des signes
[modifier] Le cycle sexagĂ©simalOn peut combiner le cycle des animaux avec le cycle binaire Yin-Yang, chaque animal Ă©tant toujours associĂ© Ă une annĂ©e de mĂȘme type ; le Dragon, par exemple, est toujours yang, et la ChĂšvre toujours yin. Dans le calendrier grĂ©gorien, les annĂ©es paires sont yang et les annĂ©es impaires sont yin (en toute rigueur le changement yin-yang se fait au moment du Nouvel An chinois). CombinĂ© avec le cycle des cinq Ă©lĂ©ments, Or (é jin), Eau (æ°Ž shui), Bois (æš mu), Feu (ç« huo), et Terre (ć tu), l'ensemble donne un cycle de soixante annĂ©es diffĂ©rentes. On aura ainsi l'annĂ©e du "Rat DorĂ©", celle du "BĆuf d'Eau" ou celle du "Tigre de Bois". Au Japon, l'anniversaire des soixante ans est fĂȘtĂ© par une cĂ©rĂ©monie appelĂ©e kanreki (achĂšvement du calendrier). La tradition associe Ă chacun des Ă©lĂ©ments une couleur : Le Bois est vert, le Feu rouge, la Terre jaune ou ocre, l'Or blanc et l'Eau de couleur noire ou bleue. Ces couleurs apparaissent parfois Ă la place des Ă©lĂ©ments sur les calendriers chinois Ă l'Ă©tranger : annĂ©e du "coq vert", du "tigre rouge" par exemple. Dans les arrangements matrimoniaux anciens, les couples Ă©taient assortis suivant la compatibilitĂ© de leurs signes. Par exemple, il Ă©tait admis que deux "chiens" n'allaient pas ensemble, mais qu'un "chien" et un "porc" Ă©tait une bonne union; un "chien-eau" sera dominĂ© par un "porc-bois" mais dominera un "porc-feu" parce que l'Eau est bĂ©nĂ©fique au Bois, mais contrĂŽle le Feu, en fonction des principes de leur interaction selon la thĂ©orie des cinq Ă©lĂ©ments. Contrairement aux signes chinois, chaque Ă©lĂ©ment occupe Ă son tour deux annĂ©es consĂ©cutives dans un cycle qui dure dix ans. La premiĂšre annĂ©e l'Ă©lĂ©ment est Yang, l'annĂ©e suivante le mĂȘme Ă©lĂ©ment est Yin. Il suffit donc de consulter le dernier chiffre de son annĂ©e de naissance (Prendre la date de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente si l'on est nĂ© avant le nouvel an chinois !) pour connaĂźtre son Ă©lĂ©ment:
[modifier] Le Nouvel An chinoisComme le calendrier chinois est soli-lunaire, la date de changement de signe est celle du Nouvel An chinois qui se situe le jour de la nouvelle lune (Ă la date de PĂ©kin) comprise entre le 21 janvier et le 20 fĂ©vrier. NĂ©anmoins, dans le systĂšme de dĂ©compte des annĂ©es par combinaison des tiges cĂ©lestes et des rameaux terrestres auxquels sont associĂ©s les animaux, le changement s'effectue au dĂ©but du printemps, au jour appelĂ© lichun (ç«æ„), qui se situe le 4 ou le 5 fĂ©vrier, lorsque le soleil arrive Ă 315 degrĂ©s de longitude. Quelques almanachs chinois rĂ©cents reprennent cette tradition et font changer les signes le jour de lichun. Les signes chinois sont aussi utilisĂ©s par d'autres cultures asiatiques, vietnamienne et japonaise, par exemple. Les services postaux de plusieurs autres pays Ă©mettent parfois un timbre de l'AnnĂ©e du ...», mais les pays peu familiers avec l'utilisation du calendrier lunaire chinois supposent que les signes changent le 1er janvier de chaque annĂ©e. Ceux qui prennent les signes chinois au sĂ©rieux peuvent consulter la table ci-dessous, particuliĂšrement utile aux personnes nĂ©es en janvier ou en fĂ©vrier, pĂ©riode de changement d'annĂ©e selon le calendrier luni-solaire. Petite astuce pour calculer facilement la nouvelle annĂ©e chinoise : le cycle recommence environ tout les 95 ans, ainsi en 1900 l'annĂ©e a debutĂ© le 31 janvier, elle a dĂ©butĂ© le 31 janvier aussi en 1995 (attention cela peut varier de 1 Ă 2 jours). [modifier] Zodiaque chinois de 1900 Ă 2020
[modifier] Les signes horairesLes douze "rameaux terrestres" Ă©taient utilisĂ©s autrefois pour marquer les pĂ©riodes de la journĂ©e, chaque signe correspondant Ă une tranche de deux heures est appelĂ©e shichen (æèŸ°). Cette division horaire est prise en compte par l'astrologie et il est donc possible d'associer un signe animal Ă chaque tranche horaire.
Dans un thÚme d'astrologie chinoise, si les dates du calendrier chinois sont toujours calculées d'aprÚs le fuseau horaire de Pékin heure locale, l'heure de référence est l'heure solaire locale du lieu de naissance de la personne concernée. [modifier] Notes
[modifier] Articles connexes |