Aspartame

Pour les articles homonymes, voir E951.
Aspartame
Ester méthylique de l'aspartyl-phénylalanine
Nomenclature IUPAC
(3S)-3-amino-4-[[(1S)-1-benzyl-2-(méthoxy
-2-oxoéthyl]amino]-4-oxobutanoïque[1]
Apparence
Poudre cristalline, blanche,
légÚrement hygroscopique[1]
Identifiants
Numéro CAS 22839-47-0
EINECS 245-261-3
PubChem 134601
DrugBank DB00168
Données chimiques
Formule brute C14H18N2O5[1]
Masse molaire 294,30312 g/mol
SMILES
InChI
Données physiques
DensitĂ© 150 – 600 kg/m3
T° de fusion Décomposition avant fusion. Le produit de la décomposition fond à 246°C
T° de vaporisation >300 °C à 1013,25 hPa
SolubilitĂ© ≈10 g/l eau Ă  20°C
Protection des usagers
DL50 >4000 mg/kg rat, oral
Unités du SI et en CNTP, sauf indication contraire


L'aspartame est un édulcorant de synthÚse ayant un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. En tant qu' additif alimentaire, il est référencé dans l'Union européenne par le code E951.

L'aspartame est l'assemblage de deux acides aminés naturels, la L-phénylalanine et l'acide L-aspartique, la phénylalanine est estérifiée par un groupement méthyl. Son nom chimique est donc L-Aspartyl-L-phenylalanine méthylester.

D'aprÚs des études sur les rats, l'aspartame serait cancérigÚne[2] et neurotoxique.

Sommaire

[modifier] Historique

La premiĂšre apparition de l'aspartame date de la publication de sa synthĂšse en 1966[3]. Mais il aurait Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1965 par J. Schlatter, chimiste de la sociĂ©tĂ© Searle, lors de la synthĂšse d'un tĂ©trapeptide devant ĂȘtre testĂ© comme mĂ©dicament anti-ulcĂ©reux[4]. L'aspartame Ă©tait alors un intermĂ©diaire de synthĂšse et Schlatter aurait goĂ»tĂ© le produit tombĂ© sur son doigt. Le goĂ»t sucrĂ© fut une dĂ©couverte inattendue, l'acide aspartique et la phĂ©nylalanine n'Ă©tant pas sucrĂ©s. Le dipeptide non mĂ©thylĂ© se rĂ©vĂ©la avoir une saveur amĂšre. Schlatter synthĂ©tisa des composĂ©s de structure voisine, mais le produit original fut conservĂ© et commercialisĂ© sous le nom d'aspartame.

Une premiĂšre autorisation de mise sur le marchĂ© fut accordĂ©e Ă  l'aspartame par la FDA (É.-U.) en 1974. Cette autorisation fut l'objet d'une polĂ©mique, car Donald Rumsfeld, qui Ă©tait alors secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Maison Blanche, devint ensuite directeur gĂ©nĂ©ral de G. D. Searle & Company, un fabricant d'aspartame commercialisĂ©e sous le nom de NutraSweet.

Suite Ă  de possibles effets toxiques et cancĂ©rigĂšnes sur le cerveau par l'aspartame ou ses mĂ©tabolites, l'autorisation fut suspendue quelques mois plus tard. Son usage fut rĂ©tabli en 1981 aux États-Unis[5] dans les aliments solides, puis dans les liquides en 1983. En 1981, l'aspartame est autorisĂ© par un comitĂ© commun d'experts de l'OMS et de l'Organisation pour l'agriculture et la nourriture[6]. La mĂȘme annĂ©e le comitĂ© scientifique pour les aliments humains (CSAH / SCF en anglais) de la commission europĂ©enne approuve l'aspartame.

En 1985, Monsanto fit l'acquisition de GD Searle et sépara Searle Pharmaceuticals et The NutraSweet Company en filiales distinctes.

L'aspartame est autorisé en France en 1988 et est codé E 951 dans la classification européenne des additifs alimentaires.

Le brevet de l'aspartame tomba dans le domaine public en 1992.

En 1994, son emploi est harmonisé par l'Union européenne (directive 94/35/CE). L'aspartame est alors approuvée dans plus de 90 pays.

En 1996, l'Union européenne élargit son utilisation comme édulcorant (directive 96/83/CE).

En 2002, le comitĂ© scientifique de la Commission europĂ©enne confirme son avis sur l'innocuitĂ© de l'aspartame. La mĂȘme annĂ©e, l'AFSSA conclut dans un rapport : « La consommation d'aspartame chez l'homme, mĂȘme dans des populations particuliĂšrement exposĂ©es comme les enfants diabĂ©tiques, ne dĂ©passe pas la dose journaliĂšre acceptable, notamment en France Â».

[modifier] Utilisation

L’aspartame est utilisĂ© dans prĂšs de 5 000 produits Ă  travers le monde, dont plus de 2 000 vendus en Europe. Sa large utilisation vient du fait que l’aspartame a un pouvoir sucrant environ 200 fois supĂ©rieur Ă  celui du sucre (saccharose) et par consĂ©quent, il suffit de petites quantitĂ©s pour assurer un goĂ»t sucrĂ©.

[modifier] Nutrition

La consommation d'aspartame — l'un des Ă©dulcorants intenses les plus frĂ©quemment employĂ©s et les plus populaire — est surtout motivĂ©e par le fait que son utilisation n'apporte aucune calorie et qu'il a un intĂ©rĂȘt dans la prĂ©vention des caries. L'aspartame, comme tous les Ă©dulcorants intenses, aurait plutĂŽt des avantages pour les diabĂ©tiques.

On a formulĂ© l'hypothĂšse que la saveur sucrĂ©e puisse provoquer une sĂ©crĂ©tion d'insuline commandĂ©e par le cerveau (cephalic-phase insulin release, ou CPIR)). Selon cette hypothĂšse, cette sĂ©crĂ©tion d'insuline sans apport de glucose aurait provoquĂ© une chute de la glycĂ©mie ce qui classiquement provoque une sensation de faim. Les Ă©dulcorants largement utilisĂ©s par les personnes obĂšses pour perdre du poids auraient eu un effet inverse Ă  celui recherchĂ©[rĂ©f. nĂ©cessaire]. NĂ©anmoins, aucune Ă©tude n'a mis en Ă©vidence ce phĂ©nomĂšne[7],[8].

Plus rĂ©cemment, on a Ă©tudiĂ© la modification Ă©ventuelle de la thermogenĂšse apportĂ©e par une alimentation Ă©dulcorĂ©e Ă  l'aspartame en comparaison avec une alimentation sucrĂ©e au saccharose; Aucune diffĂ©rence significative n'a pu ĂȘtre mise en Ă©vidence [9].

On doit remarquer que ces études sont réalisées sur de tout petits nombres d'individus, et qu'on a observé de grandes variations individuelles dans le taux de la glycémie aprÚs la prise d'une boisson sucrée. La controverse n'est pas complÚtement close, de nombreuses études ont cherché à mettre en corrélation la prise d'aliments édulcorés et la sensation de faim. Les résultats varient en fonction des conditions opératoires.

Certaines Ă©tudes ont montrĂ© que l'aspartame aurait un effet anorexigĂšne propre. On a reliĂ© cet effet Ă  l'augmentation de la phĂ©nylalanine plasmatique que l'on observe aprĂšs la prise d'aspartame[10]. Il faut noter qu'Ă  la diffĂ©rence de la saccharine et l'acĂ©sulfame-K, l'aspartame n'a pas de composantes amĂšres. Dans les Ă©tudes en aveugle toutefois, les boissons sucrĂ©es au saccharose ressortent comme « plus agrĂ©ables Â»[rĂ©f. nĂ©cessaire].

La dose journaliĂšre admissible retenue par l'Organisation mondiale de la santĂ© est de 40 mg/kg/jour (soit 2,8 g pour un adulte de 70 kg). La consommation courante d'aspartame est au maximum pour un adulte normal, de 10 % de la dose journaliĂšre, soit largement en dessous de cette limite pour la population gĂ©nĂ©rale. Il faut toutefois noter qu'estimer sa propre consommation d'aspartame est peu aisĂ©, les Ă©tiquetages ne mentionnant gĂ©nĂ©ralement pas la quantitĂ© d'Ă©dulcorant employĂ© dans la fabrication du produit. À titre de comparaison, on estime qu'une boisson gazeuse offerte dans un format de 355 ml contient aux alentours de 125 mg d'aspartame[11].

En comparaison avec les aliments courants, l'aspartame est une source mineure de phĂ©nylalanine, d'acide aspartique et de mĂ©thanol. L'effet nocif potentiel de ces composĂ©s est donc extrĂȘmement limitĂ© pour le consommateur ne souffrant d'aucune maladie particuliĂšre et aux conditions normales d'emploi de cet Ă©dulcorant[rĂ©f. nĂ©cessaire]. La faible proportion de mĂ©thanol pouvant dĂ©river de l'ingestion d'aspartame est largement infĂ©rieure Ă  la DL50 de la molĂ©cule sur le rat[12].

Contrairement au sucre, la métabolisation de l'aspartame ne peut servir à la formation de graisses dans les tissus adipeux. C'est cette propriété qui est utilisée pour les produits allégés toutefois, l'aspartame ne peut remplacer le sucre que pour la saveur et ne peut en aucun cas totalement substituer le glucose, cette molécule remplissant des rÎles autres que strictement énergétiques[13].

[modifier] Dangers ou innocuité de l'aspartame?

Le danger de l'aspartame est évoqué depuis sa mise sur la marché que cela soit par des hommes publics[14] ou des études[15],[16],[17].

Déjà, en 1980, G. D. Searle & Company, inventeur du produit, soumettait à la FDA une expérience de toxicologie sur 196 animaux soumis à l'aspartame qui concluait à la mort de 96 d'entre eux de tumeur cérébrale.

Au moment de la seconde autorisation en 1994 par la FDA (certains disent sous la pression de lobbys et Ă  l'initiative du commissaire Arthur Hayes[rĂ©f. nĂ©cessaire]), plus de 7000 plaintes avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es pour effets indĂ©sirables suite Ă  la consommation d’aspartame[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Dégradation de l'aspartame

En prĂ©sence d'acide fort ou lors de la digestion, l'aspartame perd son groupement hydroxymĂ©thyl (mĂ©thanol, reprĂ©sentant Ă  peu prĂšs 10 % en masse, puis est dĂ©composĂ© en ses deux acides aminĂ©s de base, l'acide aspartique (40 %) et la phĂ©nylalanine (50 %).

La phĂ©nylalanine est impliquĂ©e dans la phĂ©nylcĂ©tonurie (PKU), une maladie gĂ©nĂ©tique rare (1/15 000 naissances) causant un retard mental grave chez l'enfant atteint. Le traitement consiste Ă  contrĂŽler de façon trĂšs stricte l'apport en phĂ©nylalanine. Une fois atteint l'Ăąge adulte le rĂ©gime peut ĂȘtre moins strict, sauf pour les femmes enceintes qui doivent faire l'objet Ă  nouveau d'un contrĂŽle serrĂ© pour Ă©viter l'intoxication du fƓtus. L'aspartame est donc fortement dĂ©conseillĂ©e chez les personnes atteintes de cette maladie et les produits en contenant doivent renseigner qu’ils contiennent une source de phĂ©nylalanine[18]. En France et dans de nombreux pays, on procĂšde Ă  la naissance Ă  un dĂ©pistage systĂ©matique de la phĂ©nylcĂ©tonurie.

La phĂ©nylalanine est en partie rejetĂ©e par l’organisme sous forme de dioxyde de carbone ou participe Ă  la synthĂšse des protĂ©ines en tant qu’acide aminĂ©, mais agit aussi comme prĂ©curseur des neurotransmetteurs que sont la dopamine[19], la noradrĂ©naline et l’adrĂ©naline. Lorsque la phĂ©nylalanine est fortement prĂ©sente dans le sang, elle ne prĂ©sente pas d’effet secondaire. La consommation rĂ©pĂ©tĂ©e d’aspartame ne provoque pas d’accumulation de phĂ©nylalanine dans le sang. Par contre, la consommation d’aspartame en dehors des repas, augmenterait le taux de phĂ©nylalanine dans le cerveau, car celle ci n’est pas digĂ©rĂ©e avec d’autres aliments. Dans ce cas, la phĂ©nylalanine, ne subit pas les mĂȘmes Ă©tapes de la digestion et est alors absorbĂ©e par les cellules nerveuses[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Selon d'autres suggestions, toute consommation d'aspartame, mĂȘme modĂ©rĂ©e, fait augmenter les niveaux de phĂ©nylalanine dans le sang; une consommation « chronique Â» amĂšnerait un accroissement significatif de cette concentration par effet cumulatif[rĂ©f. souhaitĂ©e].

L’aspartame sous cette forme, se trouve notamment dans les gommes sans sucre, les boissons allĂ©gĂ©es et autres gĂąteaux du mĂȘme type. Il pourrait, dans ces conditions, entraĂźner des convulsions ou autres troubles[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Toutefois, les doses de phĂ©nylalanine susceptibles d’engendrer des effets toxiques sur le cerveau sont nettement supĂ©rieures Ă  celles dĂ©composĂ©es lors d’une consommation normale d’aspartame[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Le mĂ©thanol est un alcool, dĂ©gradĂ© en formaldĂ©hyde (composĂ© organique volatil aussi appelĂ© formol) celui-ci se trouve dans la nature, dans les fumĂ©es des feux de forĂȘts, celles du tabac et dans les rejets polluants des automobiles. Ainsi qu'en acide formique, substance contenue dans les dards d'insectes (abeilles, fourmis) et dans les plantes urticantes (orties), et encore en du dioxyde de carbone (CO2), ce dernier est Ă©galement dangereux pour l'homme Ă  trop forte concentration. Toutefois, dĂšs sa formation, il est immĂ©diatement rejetĂ© par l'organisme par la respiration. Le mĂ©thanol Ă  la dose de 200-500mg/kg de poids corporel a des effets toxiques et risque d'engendrer des troubles de la vision ainsi que du systĂšme nerveux central. Cette dose est cent fois supĂ©rieure Ă  celle obtenue aprĂšs la dĂ©gradation de l'aspartame et donc non dangereuse pour l'organisme, en cas de consommation normale.

L'acide aspartique est un acide aminĂ©, non toxique pour l'organisme, il ne pose pas de problĂšme lors de la dĂ©composition de l’aspartame car il est un constituant des protĂ©ines, puis agit naturellement dans l’organisme.

L'aspartame en phase liquide, Ă  partir de 30°C et aprĂšs avoir perdu sa partie estĂ©rifiĂ©e sous forme de mĂ©thanol, se recombine en dicĂ©topipĂ©razine (acide 2-(5-benzyl-3,6-dioxopipĂ©razin-2-yl)acĂ©tique)[1]. En phase solide, cette modification peut avoir lieu Ă  partir de 105°C. C'est la raison pour laquelle il est dĂ©conseillĂ© de « cuisiner Â» l'aspartame. Cette mention est portĂ©e sur tous les emballages. La toxicitĂ© de la dicĂ©topipĂ©razine a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e chez les animaux de laboratoire. Cette substance n’est ni gĂ©notoxique (provoquant l'apparition de lĂ©sions dans l'ADN, qui peuvent Ă©ventuellement conduire Ă  des mutations) ni cancĂ©rogĂšne chez le rat et la souris. La dose journaliĂšre acceptable de la dicĂ©topipĂ©razine pour l'homme a Ă©tĂ© fixĂ©e Ă  7,5 mg/kg/jour, Cependant, aucune Ă©tude scientifique sur l'homme ne permet Ă  ce jour de savoir si ce produit de la dĂ©gradation de l'aspartame est cancĂ©rogĂ©nĂ©tique.

Dans le commerce, on le trouve sous forme de sucrettes ou de poudre blanche pouvant substituer le sucre, dans le cafĂ© ou le thĂ©, pĂątisseries ou autres. Ces produits contiennent, en moyenne 3 % d’aspartame, les autres ingrĂ©dients sont du maltodextrine et de l’acĂ©sulfame K, ce dernier, a pour propriĂ©tĂ© de rendre ce faux sucre rĂ©sistant Ă  la chaleur.

Ces quatre substances sont considérées comme responsables de tumeurs au cerveau et autres effets secondaires par les personnes convaincues de la toxicité de l'aspartame.

Action de l'aspartame sur le cerveau

L'aspartame est de saveur sucrĂ©e; c'est pourquoi il trompe le cerveau. Pour le goĂ»t sucrĂ©, les papilles spĂ©cialisĂ©es se situent Ă  la pointe de la langue, on les appelle papilles fongiformes. Il n'y a pas un, mais deux rĂ©cepteurs, enchaĂźnĂ©s l'un Ă  l'autre, le premier reconnaĂźt le sucre et le second l'aspartame, ce qui se traduit par des diffĂ©rences au niveau du signal envoyĂ© au cerveau et explique le fait que l'aspartame soit deux cent fois plus sucrante que le sucre. Étonnamment, les neurotransmetteurs libĂ©rĂ©s sont les mĂȘmes pour le sucre et l'aspartame, ce qui explique la rĂ©action identique du cerveau, en prĂ©sence d'aspartame et de sucre. En recevant l'information « sucre Â», ce dernier prĂ©pare le foie Ă  accueillir du glucose, alors que celui-ci ne se manifeste pas : l'aspartame produit un effet placebo sur le cerveau.

La prise d'aspartame fait monter les niveaux de phĂ©nylalanine. Dans son tĂ©moignage devant le CongrĂšs amĂ©ricain, le Dr Louis J. Elsas dĂ©montra qu'une haute teneur en phĂ©nylalanine dans le sang peut se concentrer dans des parties du cerveau et est particuliĂšrement dangereuse pour les nourrissons et les fƓtus[rĂ©f. souhaitĂ©e]. Il a Ă©galement dĂ©montrĂ© que la phĂ©nylalanine est mĂ©tabolisĂ©e bien plus efficacement par les rongeurs que par les humains[rĂ©f. souhaitĂ©e].

Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que l'ingestion d'aspartame, peut augmenter la concentration en phĂ©nylalanine dans le cerveau, mĂȘme chez des personnes ne souffrant pas de PKU. En excĂšs, ces niveaux peuvent amener une dĂ©croissance du niveau de sĂ©rotonine, conduisant Ă  des dĂ©sordres Ă©motionnels tel que la dĂ©pression[rĂ©f. souhaitĂ©e].

Une étude a également mis en cause l'aspartame dans le phénomÚne de mort neuronale appelé excitotoxicité[20],[21].

En juillet 2005, des chercheurs de la Fondation EuropĂ©enne Ramazzini, Ă  Bologne (Italie), ont prĂ©sentĂ© Ă  la presse une Ă©tude menĂ©e sur les rats montrant un effet cancĂ©rigĂšne au niveau du cerveau[22]. Ils ont conduit une Ă©tude incluant 1 800 rats qu'ils ont observĂ©s depuis l'Ăąge de 8 semaines jusqu'Ă  leur mort naturelle (ce qui est tout Ă  fait inhabituel pour les tests de cancĂ©rogenĂšse oĂč les animaux sont sacrifiĂ©s Ă  104 ou 110 semaines). Ils ont observĂ© une augmentation significative des lymphomes des leucĂ©mies, des carcinomes du rein du pelvis et de l'urtĂšre chez les femelles. Les effets observĂ©s l'ont Ă©tĂ© pour des doses de l'ordre de 20 mg/kg. La dose maximum tolĂ©rĂ©e est de 50 mg/kg aux États-Unis et de 40 mg/kg en Europe. Les Ă©tudes de consommation montrent que typiquement les consommateurs en ingĂšrent 2 Ă  3 mg/kg/jour. Les conditions d'Ă©tudes mettant en Ă©vidence plusieurs effets nĂ©fastes sont donc trĂšs Ă©loignĂ©es de l'utilisation pratique de l'aspartame par l'homme.

L'AutoritĂ© EuropĂ©enne de SĂ©curitĂ© Alimentaire (EFSA) aprĂšs une analyse dĂ©taillĂ©e des conditions opĂ©ratoires de cette Ă©tude n'a pas Ă©tĂ© convaincue qu'il Ă©tait opportun de changer les conditions d'utilisation de l'aspartame en Europe[23]. La France a aussi Ă©mis des rĂ©serves sur la mĂ©thode d'Ă©tude et des doutes quant Ă  la validitĂ© des rĂ©sultats[24] et s'en tient Ă  une « veille toxicologique Â» sur l'aspartame tout en rappelant que l'aspartame entre dans la composition de prĂšs de 600 « spĂ©cialitĂ©s pharmaceutiques Â» et « 5000 produits de consommation courante Â».

[modifier] Notes et références

  1. ↑ a  b  c  d  Aspartam, 01/2005:0973, PharmacopĂ©e europĂ©enne 5.5, EDQM, 16 dĂ©cembre 2005
  2. ↑ (en) Aspartame Causes Cancer in Rats at Levels Currently Approved for Humans sur medicalnewtoday
  3. ↑ Davey et al., J. Chem. Soc., 1966
  4. ↑ J. M. Schlatter (Searle), Brevets ZA 67 02190, 1968 & US 3492131, 1970
  5. ↑ (en) FDA Statement on Aspartame
  6. ↑ (en) Aspartame (WHO Food Additives Series 15), International Programme on Chemical Safety. ConsultĂ© le 12 juin 2007
  7. ↑ Am J Clin Nutr. 1997 Mar ; 6 (3): 737-43
  8. ↑ Physiol Behav. 1995 Jun ; 57 (6) : 1089-95
  9. ↑ Appetite. 2000 Jun ; 34 (3): 245-51
  10. ↑ Physiol Behav. 1991 Apr ; 49 (4): 739-43
  11. ↑ http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=edulcorant_epicerie_do Ce qu'on trouve en Ă©picerie, 16 octobre 2006, PasseportsantĂ©.net
  12. ↑ http://www.reptox.csst.qc.ca/Produit.asp?no_produit=455&nom=M%E9thanol#f5ffff Fiche signalĂ©tique du mĂ©thanol, RĂ©pertoire toxicologique de la CSST
  13. ↑ http://jn.nutrition.org/cgi/content/abstract/130/1/63 Glucose Modulates Vitamin C Transport in Adult Human Small Intestinal Brush Border Membrane Vesicles, C. Malo and J. X. Wilson, Journal of Nutrition
  14. ↑ (en) House of Commons Hansard - Artificial Sweeteners, 14 dĂ©cembre 2005
  15. ↑ Olney, J.W., N.B. Farber, E. Spitznagel, L.N. Robins, 1996. Increasing Brain Tumor Rates : Is There a Link to Aspartame? Journal of Neuropathology and Experimental Neurology, Volume 55, pages 1115-1123.
  16. ↑ Soffritti, Morando, et al., First Experimental Demonstration of the Multipotential Carcinogenic Effects of Aspartame Administered in the Feed to Sprague-Dawley Rats, Environmental Health Perspectives, Volume 114(3): 379-385, 2006. document en ligne
  17. ↑ Roberts, H.J., Does Aspartame Cause Human Brain Cancer, Journal of Advancement in Medicine, Volume 4(4): 231-241, 1991.
  18. ↑ [pdf] les dangers de l'aspartame : rumeurs ou rĂ©alitĂ© ?, Julien Tap et Gaetane Collard, Rapport bibliographique, IUP SIAL sĂ©curitĂ© des aliments, UniversitĂ© de Paris XII - Val de Marne, fĂ©vrier 2004.
  19. ↑ (en) Phenylalanine administration influences dopamine release in the rat's corpus striatum, DURING M. J. (1) ; ACWORTH I. N. ; WURTMAN R. J., Neuroscience letters, 1975
  20. ↑ (en)Brain damage in mice from voluntary ingestion of glutamate and aspartate, Olney JW, Labruyere J, de Gubareff T. Neurobehav Toxicol. 1980 Summer ; 2(2): 125-9.
  21. ↑ (en)Relief of fibromyalgia symptoms following discontinuation of dietary excitotoxins, Smith JD, Terpening CM, Schmidt SO, Gums JG. Ann Pharmacother. 2001 Jun ; 35(6): 702-6.
  22. ↑ (en) [pdf] Aspartame induces lymphomas and leukaemias in rats, M Soffritti, F Belpoggi, D Degli Esposti, L Lambertini, Eur. J. Oncol., vol. 10, n. 2, pp. 107-116, 2005
  23. ↑ opinion de l'EFSA
  24. ↑ [pdf] Veille toxicologique - l'aspartame, bulletin vigilance, page 4, AFSSAPS, octobre 2005.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Avis officiels

[modifier] Avis anti-aspartame

[modifier] Bibliographie

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