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Anémie
L'anémie — du privatif an- et du (grec ancien haimos), « sang » — est une anomalie de l'hémogramme caractérisé par une diminution de la concentration en hémoglobine intra-érythrocytaire et par le manque d'érythrocytes ou globules rouges ou G.R.. Ce manque entraine un mauvais transport de l'oxygène par le sang. Elle est diagnostiquée par la numération formule sanguine ou NFS un examen effectué sur une prise de sang. Si la baisse concerne les globules rouges et les thrombocytes ou les leucocytes, on parle alors de bicytopénie. Si les trois lignées sont abaissées, on parle de pancytopénie.
[modifier] Les symptômesLes symptômes communs à plusieurs anémies sont :
En s'aggravant les anémies engendrent des étourdissements et une accélération du rythme cardiaque lors d'efforts même peu intenses. Sur certains terrains, elle peut se manifester par des douleurs dans la poitrine (angor). Si l'anémie est chronique et très prolongée (plusieurs années), on peut même voir apparaitre à terme, une cardiomyopathie hypertrophie non obstructive. À l'auscultation cardiaque, on peut retrouver un souffle fonctionnel (c'est-à-dire sans anomalie cardiaque sous-jacente). En effet, la baisse du nombre de globules rouges dans le sang entraine une baisse de la viscosité du sang. Le flux normalement laminaire dans le cœur devient turbulent et créé donc un souffle cardiaque réversible après correction de l'anémie. [modifier] CausesLes anémies sont classées en plusieurs familles selon le mécanisme de l'anémie :
Elles peuvent être classées également selon leurs caractéristiques sur la numération globulaire :
[modifier] Exploration d'une anémieIl est important de mentionner que le nombre de globules rouges et le taux d'hémoglobine sont plus bas chez la femme et l'enfant que chez l'homme (à cause de son imprégnation androgénique). 1) Le nombre d'hématies est normalement de :
2) Le taux d'hémoglobine (Hb) du sang est normalement de :
On parle d'anémie si le taux d'hémoglobine est inférieure à 13 g/dL chez l'homme adulte et inférieur à 12 g/dL chez la femme. Chez la femme enceinte, il y a une hémodilution physiologique, on place alors le taux minimal à 11 g/dL. [modifier] Bilan biologiquePour diagnostiquer l'anémie, seule la NFS (Numération et Formule globulaire Sanguine) est nécessaire. De plus, on fera systématiquement le dosage des réticulocytes. En effet, le compte des réticulocytes permet de déterminer si l'anémie est régénérative (il y a naissance accrue de nouveaux GR pour s'adapter, donc le processus de fabrication des GR fonctionne bien mais il y a perte accrue expliquant l'anémie) ou arégénérative (il n'y a pas de fabrication de nouveaux GR ou du moins, pas d'adaptation de la production (qui devrait augmenter) à la perte. Pour déterminer l'étiologie de l'anémie, selon le contexte, on pourra réaliser différentes analyses selon la cause suspectée :
[modifier] Cas particuliers
[modifier] TraitementLe principe du traitement d'une anémie est celui du traitement de son étiologie. Dans certaines situations d'urgence où l'anémie est symptomatique, voire profonde, une transfusion sanguine est réalisée. [modifier] L'EPO ou érythropoïétineCette merveille a changé la vie des opérés programmés pour chirurgie majeure (colonne, genoux, hanches) en réduisant les indications de transfusion homologue source d'immunodépression (ex. prothèse du genou). Son introduction en France tardive (trop) dans cette indication (voir Allemagne) est sans doute un scandale qui restera moins connu que celui du "sang contaminé". [modifier] La transfusion sanguineOn utilise les concentrés globulaires issues des dons du sang. Ils sont perfusés à l'anémique en respectant la compatibilité des groupes et phénotypes sanguins et du rhésus. En dehors d'une hémorragie aiguë qui ne demande qu'un bilan minimum, l'absence d'arguments étiologiques cliniques fait demander avant la transfusion, pour ne pas fausser les recherches effectuées ultérieurement :
Voir article transfusion sanguine. [modifier] Autres traitements
[modifier] ConclusionLe diagnostic d'une anémie découle de la connaissance des mécanismes qui la sous-tendent. Dans un premier temps, les données du sang complet (formule sanguine avec nombre de globules rouges, globules blancs et plaquettes + détermination de l'hémoglobine et de l'hématocrite avec calcul du volume globulaire moyen (VGM) et de la teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH : teneur moyenne des GR en Hb)) et le taux de réticulocytes orientent les recherches. Devant une anémie microcytaire, le dosage de ferritine permet la distinction entre les carences martiales (déficit en fer) et les anémies inflammatoires. Une hyperréticulocytose évoque une anémie hémolytique, contexte où il convient de chercher en premier lieu une anémie hémolytique auto-immune. Les anémies normocytaires ou macrocytaires non-régénératives doivent faire chercher une cause centrale par le myélogramme ou la biopsie ostéo-médullaire. [modifier] Voir aussi[modifier] Liens externes
[modifier] Bibliographie
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