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AlcèneLes alcènes sont des hydrocarbures insaturés, caractérisés par une double liaison covalente entre deux atomes de carbone. Ces liaisons sont toujours de type covalente normale parfaite. Le terme oléfine était le nom donné par le passé aux alcènes ; bien qu'encore employé, ce terme tombe de plus en plus en désuétude. L'alcène le plus simple est l'éthylène (nom usuel de l'éthène) dont la structure développée est : Les alcènes non cycliques possèdent une formule brute de la forme CnH2n où n est un entier naturel.
[modifier] Nomenclature[modifier] Alcènes non-ramifiésIl faut utiliser le même nom que celui de l'alcane portant le même nombre d'atomes de carbone, en utilisant le suffixe « -ène » plutôt que « -ane » et en intercalant son indice de position (voir règle 2a) dans le mot, avant le suffixe, et limité par deux tirets de chaque cotes. [modifier] Alcènes ramifiésVoici les règles à suivre pour nommer un alcène ramifié :
Règle 2
Règle 3
La double liaison peut être déterminée selon les règles de priorité de Cahn-Ingold-Prelog :
[modifier] Propriétés physiquesLes alcènes ont des températures d'ébullition un peu plus basses que celles des alcanes correspondants car les forces de Van der Waals sont plus faibles ; en effet, une double liaison prend plus d'espace qu'une simple liaison, donc les molécules s'empilent de façon moins compacte et les forces intermoléculaires sont moins importantes. Il en résulte qu'il faut fournir moins d'énergie pour les rompre : les températures d'ébullition sont plus basses. Ils brûlent avec une flamme claire. Les alcènes sont gazeux jusqu'au butène, puis liquides et enfin solides à partir de C16. Leur solubilité, médiocre dans l'eau, est bonne dans l'alcool et l'éther. [modifier] RéactivitéLa double liaison est formée d'une liaison σ (sigma) forte (EL = 347 kJ/mol) et d'une liaison π (pi) appelée également liaison insaturée, plus faible (EL = 263 kJ/mole). La force de la liaison π étant plus faible que celle de la liaison σ, elle cède plus facilement. Les principales réactions des alcènes sont :
[modifier] Réaction d'additionLors des réactions, la liaison π peut se rompre : un réactif A-B électrophile va s'additionner sur la double liaison de l'alcène et il y a formation d'un produit saturé. La liaison π a donc été remplacée par deux liaisons σ. [modifier] Action du dihydrogène[modifier] Action d'un dérivé halogéné[modifier] formation du produit MarkovnikovCette réaction obéit à la loi de Markovnikov : Dans une réaction d'addition de H-X sur un alcène, en l'absence de péroxyde et dans l'obscurité, l'atome d'hydrogène migre vers le carbone plus substitué (c.-à-d. le moins hydrogéné pour former le carbocation le plus stable). [modifier] formation du produit Karasch ou anti-Markovnikovexemple: addition radicalaire du bromure d'hydrogène sur le 3-méthylhex-3-ène en présence de peroxyde de benzoyle. Le mécanisme réactionnel est séparable en trois étapes. initiation: Un péroxyde est un bon initiateur de radical, il se coupe spontanément en deux radicaux qui à leur tour attaquent une molécule de HBr pour former le radical de propagation Br• . L'initiation peut aussi être réalisée par irradiation aux UV. propagation: C'est dans l'étape de propagation que se forme le produit final, le 4-bromo-3-méthylhex-3-ène. Dans cette étape M est une molécule quelconque du mélange réactionnel voire une molécule du récipient, elle absorbe l'énergie issue du regroupement de deux radicaux. [modifier] Action d'un halogène[modifier] Action de l'eau (hydratation)Cette réaction obéit à la loi de Markovnikov : Dans une réaction d'addition de H2O sur un alcène, en l'absence de péroxyde, l'atome d'hydrogène migre vers le carbone le moins substitué (c.-à-d. le plus hydrogéné) [modifier] Action d'une solution d'oxydant fort (ozonolyse par exemple)Si R2 est un atome d'hydrogène, alors R1CH=O est un aldéhyde. Si R1 et R2 sont des groupes alkyles, alors R1R2C=O est une cétone. [modifier] Réaction de destruction par combustion[modifier] Réaction de Diels-Alder |