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ŒilL'œil (pluriel les yeux) est l'organe de la vision c'est-à-dire l'organe des sens qui permet à un animal d'analyser la lumière pour pouvoir interagir avec son environnement. Dans le monde animal, il existe au moins quarante types d'organes visuels que l'on appelle « yeux ». Cette diversité pose la question de l'origine de la perception visuelle. Les yeux les plus simples sont tout juste capables de déceler la différence entre lumière et obscurité tandis que les yeux les plus complexes, comme l'œil humain, permettent de distinguer les formes et les couleurs. L'un des grands objectifs de la technologie contemporaine est de parvenir à fabriquer des « yeux électroniques » capables d'égaler voire de dépasser les aptitudes des yeux qui existent dans le monde vivant pour, par exemple, remplacer l'œil d'une personne qui aurait eu un accident.
[modifier] L'œil humainL'œil s'adapte en premier lieu à la lumière ambiante. L'homme peut ainsi percevoir avec une sensibilité équivalente en plein soleil ou sous la lumière de la pleine lune, soit avec une intensité lumineuse 10 000 fois moindre. Une première adaptation provient de l'écartement de l'iris qui en mode de nuit peut atteindre une ouverture maximale de 7 mm pour des jeunes gens (maximum qui décroît à 4 mm avec l'âge). [modifier] Anatomie et physiologie oculaireComme chez la plupart des mammifères, oiseaux, reptiles et poissons, l'œil humain est constitué d'un globe oculaire, formé de 3 enveloppes : la sclère, l'uvée, et la rétine (de dehors en dedans). [modifier] Partie antérieure
[modifier] Partie postérieure
[modifier] Les annexes de l'œilIl y en a quatre :
[modifier] Les récepteurs de l'œilLes récepteurs de l'œil servent à décomposer les informations lumineuses en signaux électriques qui seront envoyés au nerf optique.
1. chambre postérieure (remplie d'humeur vitrée), 2. ora serrata, 3. muscle cilliaire, 4. ligament suspenseur, 5. canal de Schlemm, 6. pupille, 7. chambre antérieure (remplie d'humeur aqueuse), 8. cornée, 9. iris, 10. cristallin cortical, 11. noyau du cristallin, 12. corps cilliaire, 13. conjonctive, 14. muscle oblique inférieur, 15. muscle droit inférieur, 16. muscle droit médian, 17. veines et artères rétinales, 18. papille optique ou point aveugle, 19. lame criblée, 20. artère rétinale centrale, 21. veine rétinale centrale, 22. nerf optique, 23. veine vortiqueuse, 24. conjonctif, 25. macula, 26. fovéa, 27. sclère, 28. choroïde, 29. muscle droit supérieur, 30. rétine.
[modifier] Les tissus de l'œilComme chez la plupart des mammifères, oiseaux, reptiles et poissons, l'œil humain est constitué d'un globe oculaire, comportant :
[modifier] Pathologies de l'œilL'ophtalmologie est la science qui étudie l'œil. Toutes les parties de l'œil peuvent être touchées :
[modifier] Fonctionnement optique de l'œilLa première modélisation de l'œil, dit "œil réduit" consiste à le considérer comme un dioptre sphérique, muni d'un diaphragme et permettant de se placer dans les conditions de Gauss permettant le stigmatisme approché. Ce modèle permet de comprendre la formation des images sur la rétine et l'effet de la courbure (modifiée par le cristallin) pour l'accommodation. Le modèle pratique utilisé dans des activités expérimentales consiste à modéliser la rétine par un écran plat (feuille blanche) et le cristallin par une lentille convergente. Dans certains dispositifs didactiques la lentille est une lentille souple constituée d'une membrane plastique que l'on peut remplir plus ou moins avec de l'eau. On peut ainsi montrer l'accommodation et aborder les notions de punctum proximum et de punctum remotum. L'utilisation d'une lentille en verre, permet de modéliser l'œil normal (emmétrope, vision nette à l'infini sans accommodation) puis, en modifiant la distance écran-lentille, de modéliser la myopie (écran trop éloigné) et l'hypermétropie (écran trop près), avec la possibilité ensuite d'ajouter une lentille correctrice pour modéliser les lunettes de vue. Abordons quelques données optiques (moyennes) de l'œil :
L'œil peut être réduit à un système centré dont les caractéristiques suivent :
[modifier] Diversité des yeux
Un œil de crocodile
L'œil des vertébrés, dont l'être humain, est constitué d'un globe oculaire tapissé à l'intérieur par la rétine qui capte les rayons lumineux entrant par un orifice situé en avant du globe oculaire. Le cristallin que traversent les rayons lumineux en entrant dans le globe oculaire est une lentille transparente qui permet d'accommoder afin d'obtenir une image nette sur la rétine. Contrairement aux vertébrés, les insectes et plus généralement de nombreux arthropodes possèdent des paires d'yeux composés constitués chacun d'un ensemble compact de récepteurs sensoriels appelés ommatidies qui décomposent l'image en une sorte de mosaïque dont chaque morceau est analysé par un unique photorécepteur. Chez les prédateurs comme les chats ou les rapaces, les yeux sont placés l'un à côté de l'autre ce qui permet, en vision binoculaire, de mieux percevoir les distances des proies situées en face d'eux ; à l'inverse, les yeux d'autres animaux comme les lapins ou les souris sont généralement placés de part et d'autre de la tête ce qui permet de couvrir un plus grand champ visuel et de mieux détecter la présence d'un danger dans l'environnement. Les yeux composés des arthropodes (notamment chez les insectes et les crustacés) sont constitués d'un ensemble de récepteurs (jusqu'à 30 000 chez certains coléoptères) sensibles à la lumière qui sont appelés des ommatidies. On appelle plus vulgairement l'œil composé : œil à facettes. Pour les copépodes il y a, dans la plupart des cas, un œil impair, médian, qui correspond à l'œil de la larve Nauplius. Il est alors couramment appelé œil nauplien. Chez la plupart des vertébrés et certains mollusques (les pieuvres entre autres), l'œil consiste en la projection de l'image sur un tissu photosensible : la rétine. Celle-ci détecte la lumière et l'information est transmise au cerveau par le nerf optique. L'œil est généralement de forme à peu près sphérique, et rempli d'un gel transparent appelé humeur vitrée. L'œil dispose souvent d'une lentille convergente et d'un muscle obturateur, l'iris, qui contrôle le niveau de lumière qui pénètre dans l'œil. Bien que les yeux des vertébrés et des céphalopodes semblent identiques en fonction et en forme une fois la morphogenèse achevée, l'étude embryologique montre que si l'organe visuel des vertébrés provient de la différenciation de cellules du cerveau, celui des mollusques provient de la différenciation de cellules de la peau. On cite ce cas comme exemple d'évolution convergente. Certains mammifères comme le chat ou certains rapaces nocturnes sont nyctalopes. La bande spectrale visible varie selon les espèces. Ainsi certains oiseaux (oiseaux-mouches, hirondelles, pigeons...), arthropodes (langoustes, abeilles...), reptiles (gecko, tortue...) et poissons (truite...) semblent voir les rayons ultraviolets. Certains serpents "voient" dans l'infrarouge mais grâce à leurs fossettes. La vision des couleurs diffère aussi selon les espèces ou les individus. La crevette-mante est réputée avoir l'œil le plus complexe du règne animal. [modifier] Théorie sur l'évolution de l'œil
Modèle théorique sur l'évolution de l'œil de vertébrés
Durant longtemps, on a pensé que les différentes formes de yeux s'étaient développées d'une façon indépendante à partir d'espèces d'origines diverses (on parle de développement Paraphylétique). Cependant la découverte de l'existence d'un gène commun au règne animal contrôlant le développement des yeux, fait plutôt penser à une origine commune (on parle de développement monophylétique). Il semble donc que la diversité de forme et de structure soit le fruit de séries d'évolutions dues à la sélection naturelle. Ce mécanisme d'évolution a donc été source de controverse entre les évolutionnistes et les créationnistes. La diversité des organismes et des types de vision est, comme le soulignait déjà Charles Darwin dans L'Origine des espèces, un défi intellectuel pour les partisans de l'évolution. Pourtant, il existe des points communs dans le fonctionnement des yeux des diverses espèces. Par exemple, il existe des similitudes dans la façon dont les stimuli visuels sont transmis des récepteurs au système nerveux central. Ces similitudes sont très nombreuses chez les amniotes. L'œil ancestral de ces animaux dériverait d'espèces de l'ordre des Captorhinida disparus il y a 300 millions d'années[1]. [modifier] Couleur de l'œil humainUne mutation génétique du gène OCA2, porté par le chromosome 15 serait responsable de la couleur bleue des yeux et date d’environ 8000 ans[2]. Elle serait dûe à un ancêtre commun unique et a perduré. OCA2 code la protéine P qui est impliquée dans la production de mélanine, le pigment qui colore les cheveux, la peau et les yeux. La mutation n’est pas directement située sur OCA2 mais sur un gène adjacent qui n’annihile pas totalement son activité mais limite son champ d’action en réduisant la production de mélanine dans l’iris. Lorsque le gène est totalement désactivé, le corps ne secrète plus du tout de mélanine : c’est l’albinisme. [modifier] L'œil électroniqueDans les dispositifs électroniques visant à restaurer une vision déficiente, 8 systèmes sont à l'étude. Ils dépendent du niveau de l'œil que l'on veut substituer :
Le signal sera ensuite transmis aux fibres visuelles encore en vigueur.
[modifier] Voir aussi[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
[modifier] Médias
[modifier] Notes et références
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